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Montréal-Boston : 82 ans de rivalité
17/04/09
En me baladant sur YouTube, j’ai découvert cette superbe vidéo illustrant une partie de la longue rivalité entre les deux équipes. Musique bien choisie, images et séquences vidéos d’un peu toutes les époques…
(Source : dgoliva123 sur YouTube )
Canadiens contre Bruins : la vraie saison commence !
16/04/09
Ce soir, Boston et Montréal sont à égalité. Les Bruins ont beaux avoir terminé à la première place dans l’Est, ils commencent les séries à zéro point, tout comme le Canadien. Le seul avantage qu’ils ont, et qu’ils vont exploiter à fond, c’est l’avantage de la glace. Sortis de là, la seule certitude qu’il peut y avoir, c’est justement qu’il n’y en a pas !
L’an passé, les rôles étaient inversés. Le Canadien avait pris la pôle dans l’Est, ce qui n’avait pas empêché Boston de donner du fil à retordre au Tricolore… et le Canadien de perdre en deuxième ronde contre Philadelphie.
L’an passé, Carey Price était au bout du rouleau, alors qu’il n’avait pratiquement pas eu de vacances entre la Coupe Calder gagnée par Hamilton la saison 2006-2007 et les séries 2008. L’an passé, l’avantage numérique qui avait été la grande force du Canadien durant la saison était devenue inefficace contre les Bruins en séries.
Si cette année, Carey Price joue à son plein potentiel et que l’avantage numérique continue à produire autant que depuis l’arrivée de Mathieu Schneider, je vous le dis, tout est possible.
En attendant le premier match ce soir, à 19 heures (heure de l’Est), je vous invite à écouter la capsule de Jean-Charles Lajoie de CKAC … un petit chef-d’œuvre linguistique. Un petit bonheur pour les oreilles et toujours les surnoms donnés aux joueurs et aux personnalités du Canadien, mon préféré le fameux Bob "Lady Gaga Poker Face" Gainey…
Haïssons-les sportivement, mais haïssons Boston !
15/04/09
Quelque soit le résultat de la ronde éliminatoire entre les Bruins de Boston et le Canadien de Montréal, il en demeure une certitude, nous aurons droit à toute une confrontation !
La rivalité Bruins-Canadiens est devenue, depuis quelques années, l’une des plus grosses rivalités dans la LNH… Que cela soit de part leur actualité récente ou de part leur histoire, les deux clubs se haïssent. Chacune de leur confrontation est un véritable choc de titans. Chacun de leur match de série est une véritable guerre de tranchée, une bataille épique, qui finit toujours par laisser d’innombrables séquelles de part et d’autre.
Sabre au clair, les deux équipes se frappent le long des bandes, se battent pour le contrôle de la rondelle, y laissant sueur et sang sur l’immaculée glace de la patinoire.
Blessés ou pas blessés, équipe supérieure à l’autre dans les statistiques ou non, les confrontations Montréal-Boston en série se sont rarement déroulées comme la logique aurait pu le dicter. Chacune des deux équipes ayant suffisamment de raisons de vouloir faire payer l’autre, de vouloir anéantir l’adversaire.
Markov n’est pas là ? C’est un sérieux handicap, c’est vrai ! Mais aurait-on déjà oublié que ce n’est pas grâce à ses performances, que le Canadien est parvenu à éliminer les Bruins la saison dernière ? On le pensait même blessé !
D’un autre côté, Latendresse et Lapierre vont aller au front, c’est bien certain. Mais la grande différence avec l’an dernier, c’est qu’ils seront beaucoup plus menaçants et pourront même contribuer au score régulièrement.
Évidemment et idéalement, cela prendrait un réveil du "deuxième" trio. Et même s’il est difficile de croire que ET Plekanec, ET Kostitsyn retrouvent, comme par magie, leur plein potentiel durant les séries, souhaitons qu’il puisse au moins en avoir un qui retrouve sa touche pour donner une chance au Tricolore. Kostitsyn, en particulier, qui a un tir foudroyant, ne pourrait pas mieux tomber pour se ressaisir et faire oublier sa saison de misère.
Rien n’est perdu et rien n’est coulé dans le béton ! L’ultime bataille de la Flanelle commence demain jeudi, c’est le moment d’être derrière nos troupes partis à l’assaut de la forteresse bostonnaise.
Pour finir, un peu d’ésotérisme avec cette image "vaudou" trouvée chez BébéHabs …

Séries 2009 : mes prédictions
14/04/09
Maintenant que le bilan de mes prédictions de la saison régulière a été dressé, c’est le temps pour moi de succomber à la traditionnelle prévision des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Je vous préviens en partant, il y a du rationnel et de l’irrationnel dans ces prédictions, le cœur prenant parfois le pas sur la raison, tout en sachant qu’il y a souvent une place réservé aux petites et grosses surprises lors des séries de fin de saison. Qui avait vu les Oilers en finale en 2006 ? La Caroline remporter la coupe cette même année ? Le Canadien battre les Bruins en 2002 (j’aime le mentionner ces derniers jours) ?
Association de l’Est, première ronde
- Boston – Montréal : Montréal en 7
- Washington – New-York Rangers : Washington en 7
- New-Jersey – Caroline : New-Jersey en 6
- Pittsburgh – Philadelphie : Philadelphie en 6
Association de l’Ouest, première ronde
- San-José – Anaheim : San-José en 5
- Détroit – Colombus : Détroit en 5
- Vancouver – St. Louis : Vancouver en 5
- Chicago – Calgary : Chicago en 6
Et tout comme les trois dernières années, je donne la Coupe Stanley aux Red-Wings de Détroit, mon équipe préférée dans l’Ouest, certes, mais qui reste une des favorites, quoiqu’on en dise.
Lors des séries de la saison passée, mes prédictions étaient vraiment pourries ! J’espère juste un peu moins me tromper cette année, surtout en ce qui concerne la victoire du Canadien de Montréal !
Un air de déjà vu
12/04/09
Avec la défaite d’hier face aux Pingouins de Pittsburgh, l’équipe de Bob Gainey a maintenant la certitude d’affronter les Bruins de Boston, en première ronde des séries éliminatoires.
Jouer contre Boston en séries ? Admettez que même si l’on ignore qui en sortira gagnant, on peut deviner à l’avance à quoi ressemblera cette confrontation. Les deux équipes se connaissant très bien, faisant toutes les deux partie de la même division, s’étant rencontrés pas moins de 31 fois en séries éliminatoires dans leur histoire, dont la dernière confrontation en séries remonte tout juste à la saison dernière !
Oubliez la rivalité Montréal-Toronto qui, en l’état actuel de l’équipe des Maple-Leafs, demeure une rivalité émotionnelle intense, mais sans enjeu majeur. Par contre, la rivalité Montréal-Boston est d’un tout autre niveau ! D’abord parce que les équipes se rencontrent régulièrement en séries éliminatoires et aussi parce qu’elles luttent souvent au somment de leur division, durant la saison régulière. L’année dernière, c’était Montréal qui trônait au premier rang, cette année, c’est Boston.

Mais est-ce que les séries éliminatoires seront un simple prolongement de la saison ? Rien n’est moins sûr ! Déjà en 2002, le Canadien s’était retrouvé au 8e rang, qualifié de justesse pour les séries et Boston à la première place dans l’Est, ce qui n’a pas empêché le Canadien de remporter la première ronde, quatre victoires contre deux pour Boston.
Lors de la saison 2007-2008, même si le Canadien avait dominé face à Boston huit matches sur huit, finissant au sommet de l’association, les séries contre Boston n’en furent pas pour autant une partie de plaisir ! Le Canadien éprouva au contraire toutes les misères du monde pour venir à bout de la troupe de Claude Julien.
C’est dire qu’il ne faut donc pas sauter trop vite aux conclusions, en prenant pour acquis ce qu’il s’est passé durant la saison. De là, on serait tenté d’employer le fameux cliché très répandu dans le monde des commentateurs de hockey : "les séries, c’est une toute autre saison qui commence". Faut bien l’admettre, c’est assez vrai !
Certes, la "fiche" du Canadien est nettement à son avantage : ainsi, sur 31 confrontations en séries, le Tricolore l’a emporté 24 fois contre les Bruins, ce qui nous fait tout de même plus de 77% de victoires pour Montréal. Il n’en demeure pas moins qu’il y a quelques incertitudes.
D’abord au niveau de la robustesse. On l’a bien vu jeudi dernier, le Canadien s’est copieusement fait brasser. Par contre, l’équipe de Bob Gainey y a répondu de la meilleure façon qui soit (de mon point de vue), en inscrivant des buts en supériorité, ce qui a radicalement calmé les ardeurs des Bruins en troisième période.
L’offensive à égalité numérique a de quoi inquiéter. Ne pouvant compter que sur deux lignes d’attaque (le trio de Koivu et celui de Lapierre), cela reste mince comparé aux quatre lignes de Boston. Si l’on veut véritablement rivaliser, le trio de Plekanec devra produire et donner plus d’options à l’entraîneur-chef du CH.
Du côté des gardiens, Carey Price semble retrouver sa confiance. J’ai aimé son attitude devant le filet samedi. Parfaitement en contrôle, il a su réparer plusieurs erreurs provoquées par sa défensive. Quelques retours de lancers trop facilement accordés, mais j’imagine que cela fait partie de son processus de retour au jeu suite à la maladie. Du côté de Halak, je pense que l’on peut rester confiant en cas de blessure ou de contre-performance du numéro 31.
La défensive me laisse perplexe. Depuis quelques matches il semblait que l’on accordait moins de lancers vers le filet, mais ce que j’ai vu samedi ne m’a pas rassuré. Espérons qu’il s’agissait juste d’un ralentissement suite à la certitude de participer aux séries.
En terminant, pourra t-on se passer de la présence de Markov durant toute la ronde éliminatoire ? Deux ou trois matches, il est toujours possible de s’adapter, mais pour une ronde ? … Du côté de Robert Lang et de Francis Bouillon, aucune nouvelle d’un éventuel retour pour le moment. Mais disons que cela serait une très bonne nouvelle de les revoir dans l’alignement.
Mes prédictions maintenant ?
Je pense que cela va être très difficile pour le Canadien. Au moins autant que lors des séries de la saison dernière. Malgré tout, cela ressemblera au "jour de la marmotte" pour Boston et le Canadien l’emportera en 6 ou 7 matches, sauvé par son avantage numérique et par une performance assez moyenne de Tim Thomas devant son filet.
Séries 2008 : le classement de la troisième ronde
19/05/08
Penguins vs Flyers : les Penguins remportent la série 4-1
Red-Wings vs Stars : les Red-Wings remportent la série 4-2
Séries 2008 : le classement de la deuxième ronde
4/05/08
Canadien vs Flyers : les Flyers remportent la série 4-1
Penguins vs Rangers : les Penguins remportent la série 4-1
Red-Wings vs Avalanche : les Red-Wings remportent la série 4-0
Sharks vs Stars : les Stars remportent la série 4-2
Malgré tout le respect…
4/05/08
J’ai beaucoup de respect pour Réjean Tremblay. J’aime le lire et l’écouter s’exprimer sur notre sport favori, mais il y a des moments où je ne le suis pas du tout.
Aujourd’hui dans La Presse, Réjean Tremblay semble absolument vouloir se donner raison, en revenant sur le 26 février, date limite des échanges. Mais lisez plutôt ce qu’il écrit (extrait) :
Vous vous rappelez, le 26 février dernier, je vous écrivais tout le bien que je pensais de la grande journée des transactions dans la Ligue nationale. Ce jour-là, Bob Gainey est allé déclarer que le Canadien était meilleur en fin d’après-midi qu’il ne l’était le matin même. Alors qu’il venait de perdre Cristobal Huet et qu’il avait échoué à greffer Marian Hossa à son équipe.
Le pire, c’est que les journalistes et les fans ont cru l’histoire de Gainey!
Ne pensez-vous pas qu’un gardien d’expérience contre les Flyers et un Marian Hossa, pour marquer les deux ou trois buts qui ont cruellement manqué au Canadien, auraient fait la différence dans cette élimination en cinq matchs?
Se faire éliminer par une bonne équipe, ce n’est pas grave. C’est la loi du sport. Mais abuser de la bonne foi aveugle des fans, ce n’est pas joli.
Sur Carey Price…
Déjà, s’il y a une chose pour laquelle je peux donner en partie raison à Réjean Tremblay, c’est sur l’échange de Cristobal Huet. Pour le peu que le Canadien à obtenu en retour, mais aussi pour avoir fait le pari de ne pas avoir de vétéran, au moins « au cas où », devant le filet pour les séries, je peux comprendre sa frustration. Mais d’un autre côté, c’était un risque, un pari. Si le Canadien était arrivé en finale, on aurait tous crié « Ô génie ! ». Le malheur, c’est qu’il a trébuché en deuxième ronde. Il faut dire tout de même que le Canadien avait de bonnes chances de perdre Cristobal Huet à la fin de la saison, avec rien en retour, Bob Gainey a préféré s’en défaire contre un choix de deuxième ronde en 2009… Oui, c’est pas grand chose… je l’accorde.
Cependant, il ne faudrait pas non plus que Réjean Tremblay, oublie la période située entre ce fameux 26 février et le début des séries. Les solides performances de Carey Price, corroborées par des statistiques très honorables et même supérieures à la période d’avant la date limite des échanges, ont donné en partie raison au Directeur-général du tricolore. Mieux qu’une place en série, qui était (je le rappelle aux quelques amnésiques qui pourraient me lire), l’objectif de la direction au début de la saison, Carey Price et le reste de l’équipe, ont porté, ensemble, la Ste-Flanelle au sommet de leur association. Suivant le cliché très répandu : « Si l’on nous avait dit ça début octobre… »
Il est vrai que pour les séries, « Jésus » Price, comme il a été nommé par quelques Ayatollahs, un tantinet dépourvu du minimum d’objectivité requis, n’a pas été à la hauteur de sa fin de saison. Mais à qui faire porter le blâme ? Ton équipe arrive à la première place dans l’Est, en bonne partie avec Carey Price (il a joué 41 matches cette saison), tu n’es pas pour commencer à douter de ses performances, une fois arrivé en séries éliminatoires ! Il faut être logique tout de même ! À en lire certains, pour qu’un gardien puisse jouer à Montréal, il faut qu’il égale au minimum Patrick Roy. En suivant cette même logique, il fallait (ce n’était pas facultatif), que Carey Price remporte la Coupe Stanley à son année de recrue. Wow ! Passer d’une équipe qui n’était même pas censé faire les séries, à une équipe championne, il semblerait que quelques-uns n’éprouvent aucune difficultés à franchir le pas.
Il apprend. Il n’a que 20 ans… et soyez bien certains que ce que l’expérience qu’il a assimilé durant ces séries, l’aidera pour la suite de sa carrière et, pourquoi pas, à pouvoir brandir la coupe sur la rue Ste-Catherine.
Sur Marian Hossa…
Là où je ne suis absolument pas d’accord avec Réjean, c’est au sujet de Marien Hossa. C’est vrai que j’aurai vraiment aimé qu’il vienne jouer à Montréal. Je suivais de près toutes les rumeurs (souvenons-nous des fameux « gants » portant les initiales « MH ») et sur le coup, j’ai été très déçu de le voir jouer à Pittsburgh.
Mais voyant ce qu’il a coûté aux Penguins, voyant surtout ce que le Canadien aurait pu perdre pour avoir la chance de le compter parmi eux, je suis désolé, mais je ne suis pas certain que cela aurait été une bonne chose. Les Pens ont mis sur la table Erik Christensen, Colby Armstrong, Angelo Esposito et un choix de première ronde en échange de l’ancien attaquant des Trashers. À la suite de l’échange, il semblait qu’il y avait une relative unanimité pour dire que cela été très (trop) cher payé pour un joueur qui devra renégocier son contrat à la fin de la saison.
Les Penguins ont hypothéqué une partie de leur avenir pour un cas incertain au 1er juillet, qu’aurait coûté cet échange pour le Canadien ? Higgins, Ryder, O’Byrne, Streit, Locke ? Si selon Réjean Tremblay le Canadien ne s’est pas amélioré après le 26 février, est-ce que cela aurait aussi été le cas, à long terme, en se séparant d’autant de jeunes et d’espoirs ? Avec un Crosby et un Malkin, l’impact est aussi immédiat qu’évident, mais avec un Koïvu et un Kovalev, le succès aurait-il été le même ? Avec ou sans Marian Hossa, l’équipe du Canadien en aurait arraché face aux Penguins.
Ce que je crois, et ce que je vois, c’est que depuis 4-5 ans, le Canadien progresse, se reconstruit. Sa base et sa profondeur prend de l’ampleur… quand est-il de la profondeur de Pittsburgh ? Vont-ils pouvoir garder Hossa, Malkin et Crosby comme ça pour bien des saisons encore ?
On se fie sur des hypothèses. « Si Hossa avait été à Montréal »… « Si Huet était resté »… C’est vrai que c’est facile d’avoir raison après coup, après une défaite. Mais ce que je vois, ce sont juste les faits : l’an passé, le Canadien n’a pas participé aux séries, de peu certes, mais tout de même. Cette année, après avoir avoir terminé premiers, les joueurs de Guy Carbonneau inspirent le respect et plus personne n’ose prendre l’équipe à la légère. Et pour paraphraser Koïvu, on peu difficilement passer d’un niveau « moyen », à la coupe Stanley en l’espace de deux saisons.
On s’accorde tous à dire que l’avenir du Canadien est très prometteur, Réjean serait donc parmi les seuls à penser le contraire ?
Les attentes seront bien plus fortes la saison prochaine, c’est à ce moment-là que l’on pourra véritablement juger du travail de ces dernières années. Mais la progression est belle et bien là, quoiqu’en dise Réjean Tremblay.
Merci !
4/05/08
Il serait difficile de faire abstraction de la déception, suite à l’élimination du Canadien de Montréal dans sa série l’opposant aux Flyers de Philadelphie. En effet, cinq matches auront suffit pour abréger les rêves des partisans et de l’équipe du tricolore.
Évidemment que, une fois rendus aux séries, l’on s’attendait à vivre une grande aventure, quelque chose de spécial. Oublié les saisons ternes, les faibles performances de l’équipe des dernières années… la ville revivait et soutenait son équipe comme jamais.
Souvenons-nous donc que nous ne les attendions pas en si bonne position. N’oublions pas que personne (et je m’y inclus), ne les voyait en première position dans l’Est. L’avantage de la glace et la supériorité numérique dominante nous ont rendu pratiquement amnésiques, convaincus que l’équipe du Canadien avait toujours été bâtie pour gagner, alors que peu les voyait faire les séries six mois plus tôt.
J’aurai l’occasion de faire un bilan de la saison un peu plus tard, mais je voudrais ici remercier l’équipe pour cette belle saison. Sortis de nulle part, ou presque, ils ont démontrés que le Canadien était sorti des années de vache-maigre, qu’ils avaient franchit une nouvelle étape… à force de meilleurs repêchages ces dernières années (Komisarek, Higgins, les frères Kostitsyn, et bien-sûr Carey Price), l’équipe s’est progressivement rebâtie.
Maintenant, on pourrait dire qui ne lui manque que l’expérience. Avec une jeune équipe, des joueurs qui en étaient à leur première saison et/ou séries, cela prenait du « vécu » pour mieux sortir du pétrin dans lequel ils sont tombés face aux Flyers. Et malgré la défaite, crève-cœur, ils ont gagnés en expérience et ça, la saison prochaine, ils ne pourront qu’être plus forts pour affronter l’adversité.
Après les bilans, il sera intéressant de voir comment l’équipe va profiter du marché des joueurs autonomes… maintenant que l’équipe s’est renforcée et connaît du succès, cela pourrait éventuellement attirer des joueurs d’impact. Et le sort de Ryder étant définitivement scellé, cela prendra quelques remaniement sur l’un des deux premiers trios d’attaque. Mais j’y reviendrais…
Merci donc à nos Canadiens ! Merci pour avoir rallumé la flamme chez les partisans !
Flyers vs Canadiens : Match 1
25/04/08
- Flyers vs Canadien : 3-4
- Le Canadien mène la série 1-0
À l’instar de Boston, le Canadien a eu l’avantage sur les Flyers tout au long de la saison régulière (quatre victoire en quatre matches), parvenant même à bien neutraliser le jeu de l’attaquant québécois Daniel Brière. Mais faut-il encore rappeler que le jeu en séries éliminatoires est souvent bien différent de ce que l’on voit en saison régulière ?
Pour cette première confrontation de la deuxième ronde, on peut dire que l’on a eu droit à un match pour le moins bizarre. Tout d’abord, le but des Flyers inscrit alors que Patrice Brisbois tentait d’intercepter une passe devant le filet de son gardien, envoyant la rondelle à la plus mauvaise place possible, c’est-à-dire dans son filet.
L’on pourra aussi longuement reparler du but d’Alex Kovalev en infériorité numérique, alors qu’il rabattait une rondelle en tenant son bâton suffisamment haut pour semer le doute chez les officiels. Il est clair que la première décision de l’arbitre, qui a immédiatement accordé le but, à jouer en la faveur du Canadien. Aucune reprise vidéo ne permettant de renverser la décision, le but fût confirmé.
Est-ce que le but méritait d’être accordé ? Très difficile à dire… au moins, quelque qu’aurait pu être la décision, cela aurait été bien compréhensible, contrairement au but accordé aux Flyers en première ronde contre les Capitals, alors qu’un attaquant de l’équipe de Philadelphie avait, très nettement, créé de l’obstruction sur le gardien Cristobal Huet. Mais passons…
Mis à part en troisième période, où le Canadien s’est endormi sur la glace, j’ai trouvé le jeu très équilibré. J’ai été d’ailleurs surpris du rythme imposé par les Flyers en troisième alors qu’ils auraient dû être logiquement les plus fatigués sur la glace étant donné le grand nombre de parties disputées en peu de temps.
Que dire aussi de se magnifique but d’Alex Kovalev à 29 secondes de la fin du match, provoquant ainsi la tenue d’une prolongation, permettant à Tom Kostopoulos de nous surprendre encore par sa combativité et sa détermination.
Difficile tout de même d’avoir une idée de l’allure des prochains matches. Les deux équipes ayant passé beaucoup de temps à s’observer et à jouer très prudemment. Le match de samedi sera, à mon avis, plus révélateur de ce à quoi l’on devrait s’attendre durant cette ronde.


