Article tagué Guy Carbonneau
Ovation pour Carbonneau au gala Artis
27/04/09
À l’issue de cette incroyable saison, dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants, beaucoup s’interrogent sur la pertinence d’avoir congédié Guy Carbonneau.
Carbo, qui avait connu une saison époustouflante l’an passé, qui avait continué sur sa lancée en faisant encore mieux en ce début de saison, en s’octroyant même une place d’adjoint au Match des Étoiles de la LNH… mais qui s’est vu montrer la porte, sans doute précipitamment, alors qu’il ne restait que seize matches à jouer.
Carbo, à peine quelques semaines après son départ, commence déjà à prendre sa revanche sur les événements. D’abord, ce sont les partisans, désabusés, qui ont très largement scandé son nom au Centre Bell à plusieurs reprises. Ensuite, se sont les analystes et commentateurs qui, au regard de la fin de saison du CH, se demandent comment Guy Carbonneau aurait pu faire pire, s’il était resté derrière le banc !
Maintenant, hier soir au Gala Artis, ce sont les vedettes et les artisans de la télévision, qui ont montré que l’ancien numéro 21 du Tricolore reste, dans leur cœur, leur favori. Voici l’extrait de l’ovation réservée à l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal :
(Source : newsquebec sur YouTube)
Guy Carbonneau congédié, Bob Gainey tire "la plug"
9/03/09
Alors que Guy Carbonneau était passé bien près de devenir l’entraîneur-chef de l’année la saison dernière, en conduisant son équipe à la première position dans l’Est avec 104 points, voici que le directeur général, Bob Gainey, a décidé de congédier celui qui passait pour être son protégé, suite à des résultats en dent de scie.

Personnellement, je reste étonné d’une telle décision. Étonné parce que même si les résultats du Canadien ne correspondent pas aux attentes que l’on s’était fixés en octobre, il ne faudrait pas oublier que l’équipe n’a pas été épargnée par les blessures… et pas des moindres : Saku Koivu, Alex Tanguay, Christopher Higgins, Robert Lang… qui ont manqué 10 à plus de 30 matchs pour certains cette saison.
Imaginez Boston, Washington, New-Jersey… avec leurs meilleurs éléments blessés aussi longtemps, pensez-vous que leurs résultats auraient été aussi bons ? Je ne le pense pas. Mais même avec certains des meilleurs pointeurs blessés, ce n’était pas la bonne saison pour se trouver des excuses. Ce n’était pas le bon moment pour risquer de manquer les séries… Année du Centenaire aidant, fin du plan quinquennal n’arrangeant pas les choses, personne n’imaginait pouvoir se satisfaire d’une simple participation aux séries cette année.
Pierre Boivin l’avait évoqué, lors du tournoi de golf du Canadien au mois de septembre, l’ambition de l’organisation est désormais de reconquérir la coupe Stanley cette saison. Dans le pire des cas, je pense que l’on aurait été tous satisfaits d’arriver en finale d"association, mais avec les derniers résultats de l’équipe, avec près de deux mois de passage à vide, le risque devenait trop grand de même manquer les séries, ce qui aurait été inacceptable, même avec tous ces blessés.
Évidemment, il y a aussi les détracteurs de Guy Carbonneau. Ceux qui évoquent différentes maladresses de la part de l’entraîneur-chef, voire même certaines lacunes. Certaines sont peut-être justifiées, d’autres le sont un peu moins, mais passons-les en revue :
Manque de communication
On le savait, Guy Carbonneau n’est pas un grand communicateur, l’intéressé le reconnaît d’ailleurs volontiers. Mais là où il peut y avoir un problème, c’est lorsque ces manques finissent par miner la cohésion de l’équipe et la confiance des joueurs.
Ainsi, on a parfois entendu que les joueurs ne savaient parfois pas s’ils allaient jouer le soir même et découvraient souvent la composition des trios sur le tableau du vestiaire avant l’échauffement, ou même en lisant les sites de RDS ou de CKAC ! Souvenons-nous aussi de Mathieu Dandenault, la saison passée, qui évoquait un certain malaise alors qu’il avait réalisé qu’il ne jouerait pas un soir parce que son équipement n’était pas à sa place… Personne ne l’avait prévenu.
On pourrait parler du cas Kovalev également. Est-ce qu’une meilleure communication entre le joueur russe et son entraîneur n’aurait pas permis de désamorcer la crise du mois dernier ? C’est certain que je n’excuse pas Kovalev, au contraire ! Quand on est payé 4.5 millions par année, que l’entraîneur vous plaise ou non, on reste professionnel et l’on donne son maximum à chaque présence sur la glace. Il y a bien du monde qui gagne le salaire minimum et qui doit composer avec des supérieurs qui ne leur plaisent pas nécessairement, sans chercher d’excuse pour moins bien travailler. Mais dans le cas de Kovalev, il reste qu’il aura fallu l’intervention de Bob Gainey pour calmer les choses.
Stratégies contestables
Le deuxième grief envers l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal, concerne ses stratégies de matchs. Changements de trios trop fréquents, usage des quatre lignes d’attaque quelque-soit les circonstances, sans oublier ce fameux match où l’on retrouvaient des défenseurs sur chacun des quatre trios d’attaque !
Certes, quand rien ne va, tous les entraîneurs cherchent à trouver des solutions et à provoquer des électrochocs. Mais admettons tout de même que cette solution était particulièrement surprenante et inusité.
Toujours du côté de ses stratégies, il était difficilement compréhensible de retrouver le trio de Lapierre, à la fin d’un match, alors que le CH tirait de l’arrière d’un seul point. On peut aimer l’effort et la constance de Lapierre, Kostopoulos et consort, mais dans ce genre de situation c’est d’un but dont l’équipe à besoin et la meilleure façon de compter un but, c’est bien en envoyant les meilleurs.
Bob Gainey d’ailleurs, lors de sa conférence de presse de 19h, a mentionné qu’il allait revoir le volet stratégique de l’équipe. Le fait qu’il évoque cela en premier, montre bien qu’il s’agit-là du principal problème du Canadien… sinon, pourquoi l’évoquer en partant, alors que François Gagnon lui demandait ce qu’il allait changer à la formation ?
Carbo le combattant
Lorsque Guy Carbonneau était joueur, puis capitaine du Canadien, s’était un vrai guerrier. Son effort était constant et son implication ressemblait beaucoup à celle que l’on a connue de la part du regretté Steve Bégin. En tant qu’entraîneur, il n’en attendait pas moins de la part de tous ses joueurs. Même si je trouve ça normal d’attendre le maximum de son équipe, la réalité est tout de même plus nuancée et le travail d’un entraîneur, c’est aussi de savoir composer avec des caractères, des attitudes, mais aussi des manques de motivation qu’il faut résoudre.
Guy Carbonneau s’attendait donc à toujours à retrouver une équipe à son image : intense, impliquée et combattante. Souvenez-vous de la fameuse déclaration de Guy Carbonneau, après une défaite cinglante face aux Red-Wings de Détroit, qui n’en revenait pas du manque de travail de son équipe. Même si bien des entraîneurs auraient peut-être réagis de la même manière, et cela aurait été compréhensible, cela illustre bien le niveau d’exigence qu’il a toujours attendu de ses joueurs.
Reste que je suis persuadé que cette décision est intimement liée aux attentes exprimées au début de la saison et au Centenaire du Canadien. Il était inconcevable, ni pour Bob Gainey, ni pour Pierre Boivin, ni pour l’ensemble des partisans du club de manquer les séries, ou même d’avoir une performance moyenne durant ces dernières, il fallait donc recadrer l’organisation et cela devait passer par un grand changement.
Le point tournant de la saison, pour Bob Gainey, était sans aucun doute la crise avec Kovalev et l’affaire Kostitsyn. Rappelez-vous en bien, c’est à peut près à partir de ce moment-là, que le directeur-général était beaucoup plus présent dans l’entourage de l’équipe, jusqu’à la rencontre avec Steve Bégin peu avant son départ. Est-ce qu’il souhaitait voir de lui-même comment cela se passait concrètement avec les joueurs, ou était-ce simplement une coïncidence ?
Mais quoi qu’il advienne, les dés sont jetés et Bob Gainey se retrouve au front, mettant donc ainsi son poste en jeu. Est-ce que cela suffira à redonner des ailes à l’équipe ? Réponse dans les prochaines semaines…

Entraîneurs-chefs du Canadien depuis la dernière coupe Stanley
- Jacques Demers (1992-1995)
- Mario Tremblay (1995-1997)
- Alain Vigneault (1997-2000)
- Michel Therrien (2000-2003)
- Claude Julien (2003-2006)
- Bob Gainey (2006 par intérim )
- Guy Carbonneau (2006-2009)
- Bob Gainey (2009 par intérim )
Pas moins de huit entraîneurs différents en près de quatorze ans, soit un entraîneur tous les deux ans. Je pense qu’une partie du problème demeure la stabilité de l’équipe.
Bob Gainey, le magicien
22/02/09
La semaine a été difficile pour l’organisation du Canadien, et ce, à bien des niveaux. Je ne reviendrais pas sur l’affaire des "frères K.", j’en ai suffisamment parlé , j’évoquerai plutôt les deux très bons coups qu’à réalisé Bob Gainey cette semaine, contre vents et marées.
Remise en cause et contestations
En écoutant les commentateurs et les tribunes téléphoniques, en lisant les blogues spécialisés et les analystes de hockey, beaucoup pointaient du doigt l’attitude et les décisions du directeur général du Canadien de Montréal.
Serge Savard aussi bien que Guy Lafleur, fustigeaient la façon avec laquelle Bob Gainey avait géré les problèmes du numéro 27 sur la glace. "Manque de respect", pouvait-on lire ou entendre la plupart du temps.
Puis, alors que Gainey avait été élu à la fin de la précédente saison, GM de l’année par ses pairs , le discours des derniers jours semblait totalement aux antipodes des louanges que l’on faisait à son endroit, il y a encore peu.

Dans le désordre, les mauvais repêchages, le départ de Mark Streit, de Cristobal Huet, de Sheldon Souray… Il est vrai que lorsque les résultats de l’équipe ne sont pas bons, il est toujours facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, ce ne sera pas la dernière !
Sauf que, au moment des repêchages, personne n’a crié au scandale lorsque le Canadien n’a pas été chercher Zach Parisé (par exemple). Au vu de la saison exceptionnelle de l’an passé, je n’ai pas entendu grand chose concernant le départ de Souray. Les commentateurs parlaient aussi du choix logique de se séparer de Cristobal Huet.
Plus fort encore, on n’entendait que des propos très élogieux envers Bob Gainey, lors du début de la présente saison, le meilleur début de saison en 20 ans, dois-je vous le rappeler ?
Bien évidemment, je ne suis pas en train de dire que Gainey n’a pas fait d’erreur. Au contraire ! Je reste convaincu que le Canadien n’aurait pas dû laisser partir Mark Streit, il est clair que même si notre avantage numérique avait marqué le pas à la fin de la saison dernière, il aurait, sans aucun doute, était beaucoup plus efficace qu’il y a encore peu.
De la même façon, avoir un gardien d’expérience (Huet ou un autre), aurait permis de seconder efficacement Carey Price, autant dans son jeu, qu’en ayant une certaine influence hors-glace. Et quand on voit les performances de Cristobal Huet avec les Blackhawks…
Premier bon coup
Le premier bon coup de Gainey, cela aura été de corriger les effets du départ de Streit. Que cela soit de sa faute ou pas, l’avantage numérique du Canadien, qui avait été dévastateur pour les adversaires, était subitement devenu presque totalement inefficace. D’une saison à l’autre, nous étions partis de la première place à la 26e à un certain moment de la présente saison !
Nous pouvions nous attendre à moins d’efficacité, mais certainement pas à une descente de la sorte.
Le choix de Gainey fût Mathieu Schneider. Joueur de 39 ans, ancien du Canadien de Montréal, qui, semble t-il, voulait revenir au sein de l’organisation. Dès son premier match, sa présence se fit sentir. Évidemment, il aurait été grotesque de tirer des conclusions après seulement un match.

Par contre, depuis son retour, on n’a pas le choix de constater un changement radical en supériorité numérique. En seulement trois matches, Mathieu Schneider a marqué deux buts et à été crédité d’une passe, c’est-à-dire un point par match, et tout ça, imaginez-vous donc, en supériorité numérique !
Depuis l’arrivée de Mathieu Schneider :
21 février contre Ottawa : 3 buts en 4 supériorités numériques.
19 février contre Pittsburgh : 1 but en 4 supériorités.
18 février contre Washington : 3 buts en 4 supériorités.
Soit un joli total de 7 buts en 12 avantages numériques !
Juste pour faire une petite comparaison, lors des dix matches précédents l’arrivée du numéro 24, il y a eu pas moins de 37 avantages numériques pour le Canadien pour, tenez-vous bien, un gros total de 5 buts !
C’est vrai que Mathieu Schneider n’est pas un grand défenseur, il porte tout de même un peu le poids des années, mais tout comme Streit l’an passé, Mathieu Schneider est là pour relancer l’attaque à cinq, mais aussi, éventuellement, de faire profiter les autres joueurs de son expérience.
Une chose est certaine, il s’est très vite ré-adapté à la folie montréalaise du hockey !
Deuxième bon coup
Alexei Kovaliev est une énigme pour bien du monde. Que cela soit ses anciens entraîneurs, ou pour les analystes du monde du hockey, Kovy a connu une carrière en dents de scie.
Considéré comme un "trouble-maker" , ou encore "uncoachable" , Kovalev n’en reste pas moins un joueur talentueux. Son talent est reconnu assez unanimement, ce qui provoque ce mélange "amour-haine", entre ceux qui l’appellent "l’artiste" et d’autres qui voient en lui une "Prima-donna", sans aucun esprit d’équipe.
Alex Kovalev a connu de très bons moments avec le Canadien. La saison dernière, malgré son âge (35 ans), il a connu sa deuxième meilleure saison en carrière, ce qui n’est pas peu dire, pour un joueur qui a évolué en compagnie de Jaromir Jagr et Mario Lemieux !
Mais la carrière de Kovalev est à l’image des saisons qu’il connaît aussi sein du tricolore : des hauts et des bas, ajouté à cela l’exaspération de ses entraîneurs.
Rappelons tout de même que c’est en partie à cause de Kovalev que l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a été congédié il y a quelques années. Tout le monde se souviens de la fameuse réplique que le numéro 27 lui avait fait à l’époque… À la question de Julien : "Qu’est-ce que l’on pourrait faire pour secouer l’équipe ?", Kovy lui aurait répondu "Ce ne sont pas de mes affaires, tu es payé pour ça !". Bon esprit d’équipe !

Après une saison 2006-2007 assez moyenne, Bob Gainey avait rencontré Kovalev pour le recadrer. La discussion avait été fructueuse et, de l’aveu même du joueur, il allait commencer la saison 2007-2008 avec un nouvel état d’esprit. Il avait retrouvé la "flamme" de ses débuts. Motivé, il avait ainsi connu une saison extraordinaire !
C’est vrai qu’il aime Montréal. Il fait partie des joueurs européens qui quittent en dernier le Québec à la fin de la saison, il s’occupe d’une fondation pour enfants malades, il avait participé à l’inauguration du stade Saputo l’été dernier… bref, il est très impliqué dans la communauté, communauté qui, je pense, le lui rend bien.
Mais voilà, il aime aussi Montréal parce que c’est LA ville du hockey par excellence et qu’il n’y aura aucun autre endroit sur Terre, où il pourra être autant adulé par les fans. Guy Carbonneau l’a dit lors du match des Étoiles, Kovalev est un "showman", son compatriote Markov, n’a pas été en reste… il aime se faire apprécier.
Mais voilà, cette saison, rien ne semble aller. Certes, il y a les blessures et l’on ne peut pas entièrement blâmer Kovy pour ses insuccès, mais il y a l’attitude sur la glace, l’effort qui n’est pas toujours là… Gainey l’a bien dit avant-hier : Kovalev avait tendance à faire passer le talent avant le travail, alors qu’il faut commencer par le travail et finir par le talent.
Faire de la broderie sur la glace, essayer de déjouer trois défenseurs, faire quinze tous autour du filet… tout ça pour perdre la rondelle, c’est pas cela que l’on attend de Kovalev.
Les choses misent au point, Alex Kovalev a connu son meilleur match de la présente saison ! Trois points, dont un but, une implication et un effort incontestable, il a même été jusqu’à plonger devant un tir de l’adversaire !
Alors à tous ceux qui réclamaient la tête de Gainey cette semaine, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que cet "électrochoc", bien que inhabituel, a permis de relancer Kovalev. Pour combien de temps, difficile à dire, mais au moins, la preuve est faite qu’avec du travail et de l’implication, il contribue aux succès de l’équipe.
C’est vrai que je m’attendais à ce qu’on l’échange, et je pensais vraiment que Gainey avait jeté l’éponge dans son cas. Mais admettons tout de même que Kovalev est assez difficile à suivre. On sait de quoi il est capable, il nous en a fait la démonstration la saison dernière et… hier contre Ottawa ! Mais à 4.5 millions par année, est-ce normal de devoir régulièrement faire intervenir le GM pour le secouer ? Est-ce l’attitude d’un professionnel ?
Il pourrait très bien terminer sa carrière ici et passer pour un Dieu vivant, même si l’on sait tous que ce n’est pas un grand joueur comme Mario "Le Magnifique". Mais pourquoi semble t-il gâcher ses chances avec un tel comportement ?
Bon début de saison, mais…
26/10/08
Avec une fiche de 5-1-1, soit 11 points sur une possibilité de 14, le Canadien ne s’en sort pas trop mal, compte tenu des attentes exprimées en début de saison. Pour le moment, le club montréalais se trouve en 5e position dans l’Est et 2e dans la division Nord-Est, derrière les surprenants Sabres de Buffalo (14 points en 8 matches).
Statistiques du Canadien (au 26 octobre 2008)
Buts comptés : 26, soit une moyenne de 3.71 par match (2e dans la LNH)
Buts accordés : 16, soit une moyenne de 2.29 par match (6e dans la LNH)
Supériorité numérique: 17.6% (17e dans la LNH)
Infériorité numérique : 80% (16e dans la LNH)
Moyenne de tirs obtenus : 33.6 (4e dans la LNH)
Moyenne de tirs alloués : 31.0 (20e dans la LNH)
Pénalités : 123 minutes, soit une moyenne de 17.6 minutes par match (19e dans la LNH)
Avec 26 buts marqués, l’offensive du Canadien semble aussi bien fonctionner que la saison dernière. Statistique rassurante, quand on la compare à l’efficacité du club en supériorité numérique, très en-deçà des attentes (17e dans la Ligue). Malgré tout, il ne faut pas oublier que nous sommes encore en début de saison et que deux nouveaux joueurs se retrouvent régulièrement sur l’avantage numérique (Robert Lang et Alex Tanguay), ce qui pourrait également expliquer cette période d’adaptation. Quand à Patrice Brisebois à la ligne bleue en avantage numérique, il ne m’a vraiment pas impressionné, en particulier hier soir face aux Ducks.
La principale source de satisfaction en ce début de saison, reste sans aucun doute l’efficacité du trio de Saku Koivu. Le capitaine du Canadien semble véritablement s’épanouir aux côtés de Alex Tanguay, mais aussi de Guillaume Latendresse, qui permettent à sa ligne d’attaque d’obtenir pas moins de 24 points (dont 10 buts), alors que le trio de Alex Kovalev n’a obtenu que 14 points, dont 7 buts.

Il n’y a tout de même pas lieu de s’inquiéter. L’an passé, Tomas Plekanec avait également connu un début de saison difficile et lorsque l’on regarde d’un peu plus près les statistiques, on remarque qu’il a obtenu pas moins de 13 lancers lors du match contre Anaheim hier soir ! À ce rythme, ça finira bien par débloquer.
Celui qui m’impressionne beaucoup cette saison, reste le numéro 13, Alex Tanguay. Avec 8 points, dont 5 buts, l’allier québécois se classe 3e au rang des pointeurs de l’équipe (derrière Koivu et Markov). Il a un véritable talent de passeur et s’est très vite incorporé dans le système de jeu de Guy Carbonneau. Alex Tanguay est d’ailleurs en grande partie responsable des belles performances de Saku Koivu cette saison. Et dire qu’il avait la réputation de connaître des débuts de saison assez lents…
Quand à Robert Lang, joueur de centre du troisième trio, il fait son travail et apporte de beaux jeux. Avec 5 points, dont 3 buts, Robert Lang se classe tout de même 5e au rang des pointeurs de l’équipe.
Mais…
Il y a tout de même un élément qu’il faudrait prendre en ligne de compte, ce sont les adversaires que le Canadien a rencontré depuis le 10 octobre dernier :
Buffalo
Toronto
Philadelphie
Boston
Phœnix
Floride
Anaheim
Sur les sept premiers adversaires du Tricolore, il n’y en a guère que trois qui pouvaient représenter un véritable danger pour les joueurs de Guy Carbonneau. Certes, je ne suis pas en train de dire que quatre des sept matches étaient gagnés d’avance, mais comparés à Anaheim ou Boston, les clubs de Toronto et de la Floride ne représentent pas le même défi en terme de performances. On nous vend l’idée que le Canadien de Montréal est un prétendant à la Coupe Stanley, il faut donc regarder les résultats de l’équipe en gardant en tête cet objectif !
À partir des prochains matches, il deviendra difficile de parler d’adaptation de début de saison ou de manque de synchronisme. Même si l’absence de Andreï Kostitsyn n’aide peut-être pas le trio de Plekanec, le Canadien ne manque pas de compteurs pour pouvoir s’affranchir de certains joueurs blessés.
Cependant, pensons donc à ce que deviendra l’équipe, lorsque Plekanec et Kovalev commenceront à retrouver leur efficacité et que l’aîné des frères Kostitsyn sera de retour ! Les numéros 14 et 27 du Canadien jouent bien et ont de bonnes occasions de marquer, ce n’est donc pas un manque de travail qui est responsable de cette relative léthargie. Les poteaux des buts adverses ont eu leur part d’influence sur les statistiques de ces joueurs, je suis donc convaincu qu’il ne faudra pas grand chose pour que ça débloque complétement.