Humeur
Bob Gainey, le magicien
22/02/09
La semaine a été difficile pour l’organisation du Canadien, et ce, à bien des niveaux. Je ne reviendrais pas sur l’affaire des "frères K.", j’en ai suffisamment parlé , j’évoquerai plutôt les deux très bons coups qu’à réalisé Bob Gainey cette semaine, contre vents et marées.
Remise en cause et contestations
En écoutant les commentateurs et les tribunes téléphoniques, en lisant les blogues spécialisés et les analystes de hockey, beaucoup pointaient du doigt l’attitude et les décisions du directeur général du Canadien de Montréal.
Serge Savard aussi bien que Guy Lafleur, fustigeaient la façon avec laquelle Bob Gainey avait géré les problèmes du numéro 27 sur la glace. "Manque de respect", pouvait-on lire ou entendre la plupart du temps.
Puis, alors que Gainey avait été élu à la fin de la précédente saison, GM de l’année par ses pairs , le discours des derniers jours semblait totalement aux antipodes des louanges que l’on faisait à son endroit, il y a encore peu.

Dans le désordre, les mauvais repêchages, le départ de Mark Streit, de Cristobal Huet, de Sheldon Souray… Il est vrai que lorsque les résultats de l’équipe ne sont pas bons, il est toujours facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, ce ne sera pas la dernière !
Sauf que, au moment des repêchages, personne n’a crié au scandale lorsque le Canadien n’a pas été chercher Zach Parisé (par exemple). Au vu de la saison exceptionnelle de l’an passé, je n’ai pas entendu grand chose concernant le départ de Souray. Les commentateurs parlaient aussi du choix logique de se séparer de Cristobal Huet.
Plus fort encore, on n’entendait que des propos très élogieux envers Bob Gainey, lors du début de la présente saison, le meilleur début de saison en 20 ans, dois-je vous le rappeler ?
Bien évidemment, je ne suis pas en train de dire que Gainey n’a pas fait d’erreur. Au contraire ! Je reste convaincu que le Canadien n’aurait pas dû laisser partir Mark Streit, il est clair que même si notre avantage numérique avait marqué le pas à la fin de la saison dernière, il aurait, sans aucun doute, était beaucoup plus efficace qu’il y a encore peu.
De la même façon, avoir un gardien d’expérience (Huet ou un autre), aurait permis de seconder efficacement Carey Price, autant dans son jeu, qu’en ayant une certaine influence hors-glace. Et quand on voit les performances de Cristobal Huet avec les Blackhawks…
Premier bon coup
Le premier bon coup de Gainey, cela aura été de corriger les effets du départ de Streit. Que cela soit de sa faute ou pas, l’avantage numérique du Canadien, qui avait été dévastateur pour les adversaires, était subitement devenu presque totalement inefficace. D’une saison à l’autre, nous étions partis de la première place à la 26e à un certain moment de la présente saison !
Nous pouvions nous attendre à moins d’efficacité, mais certainement pas à une descente de la sorte.
Le choix de Gainey fût Mathieu Schneider. Joueur de 39 ans, ancien du Canadien de Montréal, qui, semble t-il, voulait revenir au sein de l’organisation. Dès son premier match, sa présence se fit sentir. Évidemment, il aurait été grotesque de tirer des conclusions après seulement un match.

Par contre, depuis son retour, on n’a pas le choix de constater un changement radical en supériorité numérique. En seulement trois matches, Mathieu Schneider a marqué deux buts et à été crédité d’une passe, c’est-à-dire un point par match, et tout ça, imaginez-vous donc, en supériorité numérique !
Depuis l’arrivée de Mathieu Schneider :
21 février contre Ottawa : 3 buts en 4 supériorités numériques.
19 février contre Pittsburgh : 1 but en 4 supériorités.
18 février contre Washington : 3 buts en 4 supériorités.
Soit un joli total de 7 buts en 12 avantages numériques !
Juste pour faire une petite comparaison, lors des dix matches précédents l’arrivée du numéro 24, il y a eu pas moins de 37 avantages numériques pour le Canadien pour, tenez-vous bien, un gros total de 5 buts !
C’est vrai que Mathieu Schneider n’est pas un grand défenseur, il porte tout de même un peu le poids des années, mais tout comme Streit l’an passé, Mathieu Schneider est là pour relancer l’attaque à cinq, mais aussi, éventuellement, de faire profiter les autres joueurs de son expérience.
Une chose est certaine, il s’est très vite ré-adapté à la folie montréalaise du hockey !
Deuxième bon coup
Alexei Kovaliev est une énigme pour bien du monde. Que cela soit ses anciens entraîneurs, ou pour les analystes du monde du hockey, Kovy a connu une carrière en dents de scie.
Considéré comme un "trouble-maker" , ou encore "uncoachable" , Kovalev n’en reste pas moins un joueur talentueux. Son talent est reconnu assez unanimement, ce qui provoque ce mélange "amour-haine", entre ceux qui l’appellent "l’artiste" et d’autres qui voient en lui une "Prima-donna", sans aucun esprit d’équipe.
Alex Kovalev a connu de très bons moments avec le Canadien. La saison dernière, malgré son âge (35 ans), il a connu sa deuxième meilleure saison en carrière, ce qui n’est pas peu dire, pour un joueur qui a évolué en compagnie de Jaromir Jagr et Mario Lemieux !
Mais la carrière de Kovalev est à l’image des saisons qu’il connaît aussi sein du tricolore : des hauts et des bas, ajouté à cela l’exaspération de ses entraîneurs.
Rappelons tout de même que c’est en partie à cause de Kovalev que l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a été congédié il y a quelques années. Tout le monde se souviens de la fameuse réplique que le numéro 27 lui avait fait à l’époque… À la question de Julien : "Qu’est-ce que l’on pourrait faire pour secouer l’équipe ?", Kovy lui aurait répondu "Ce ne sont pas de mes affaires, tu es payé pour ça !". Bon esprit d’équipe !

Après une saison 2006-2007 assez moyenne, Bob Gainey avait rencontré Kovalev pour le recadrer. La discussion avait été fructueuse et, de l’aveu même du joueur, il allait commencer la saison 2007-2008 avec un nouvel état d’esprit. Il avait retrouvé la "flamme" de ses débuts. Motivé, il avait ainsi connu une saison extraordinaire !
C’est vrai qu’il aime Montréal. Il fait partie des joueurs européens qui quittent en dernier le Québec à la fin de la saison, il s’occupe d’une fondation pour enfants malades, il avait participé à l’inauguration du stade Saputo l’été dernier… bref, il est très impliqué dans la communauté, communauté qui, je pense, le lui rend bien.
Mais voilà, il aime aussi Montréal parce que c’est LA ville du hockey par excellence et qu’il n’y aura aucun autre endroit sur Terre, où il pourra être autant adulé par les fans. Guy Carbonneau l’a dit lors du match des Étoiles, Kovalev est un "showman", son compatriote Markov, n’a pas été en reste… il aime se faire apprécier.
Mais voilà, cette saison, rien ne semble aller. Certes, il y a les blessures et l’on ne peut pas entièrement blâmer Kovy pour ses insuccès, mais il y a l’attitude sur la glace, l’effort qui n’est pas toujours là… Gainey l’a bien dit avant-hier : Kovalev avait tendance à faire passer le talent avant le travail, alors qu’il faut commencer par le travail et finir par le talent.
Faire de la broderie sur la glace, essayer de déjouer trois défenseurs, faire quinze tous autour du filet… tout ça pour perdre la rondelle, c’est pas cela que l’on attend de Kovalev.
Les choses misent au point, Alex Kovalev a connu son meilleur match de la présente saison ! Trois points, dont un but, une implication et un effort incontestable, il a même été jusqu’à plonger devant un tir de l’adversaire !
Alors à tous ceux qui réclamaient la tête de Gainey cette semaine, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que cet "électrochoc", bien que inhabituel, a permis de relancer Kovalev. Pour combien de temps, difficile à dire, mais au moins, la preuve est faite qu’avec du travail et de l’implication, il contribue aux succès de l’équipe.
C’est vrai que je m’attendais à ce qu’on l’échange, et je pensais vraiment que Gainey avait jeté l’éponge dans son cas. Mais admettons tout de même que Kovalev est assez difficile à suivre. On sait de quoi il est capable, il nous en a fait la démonstration la saison dernière et… hier contre Ottawa ! Mais à 4.5 millions par année, est-ce normal de devoir régulièrement faire intervenir le GM pour le secouer ? Est-ce l’attitude d’un professionnel ?
Il pourrait très bien terminer sa carrière ici et passer pour un Dieu vivant, même si l’on sait tous que ce n’est pas un grand joueur comme Mario "Le Magnifique". Mais pourquoi semble t-il gâcher ses chances avec un tel comportement ?
Enflure médiatique
20/02/09
C’est hier, vers 17 heures, en écoutant d’une oreille distraite l’émission "Les amateurs de sports" à CKAC, que j’ai relevé une phrase de Réjean Tremblay. Il évoquait un gros événement pour le lendemain. Dans ma petite tête, et vu que je ne suivais pas vraiment la conversation, cela résonnait comme une transaction majeure.
À 19 heures, je passe à RDS pour suivre le match Montréal vs. Pittsburgh. Entre deux périodes, Michel Bergeron évoque une nouvelle qui fera l’effet d’une "bombe" (c’est son terme) et qu’il y aura plus de précisions lors de l’émission "L’antichambre". Mais vu la tête que fait Michel Bergeron, on sait tout de suite qu’il ne s’agit pas de bonnes nouvelles.

Après le match, l’émission d’Alain Crête commence donc. Jacques Demers, Michel Bergeron, Bob Hartley et Normand Flynn ont tous des têtes de déterrés. Pendant toute l’émission, ils nous préviennent qu’ils ne peuvent rien dire, mais ce sont des tas d’allusions qui sont faites sur le plateau de l’émission.
Il est clair que l’on évoque un événement grave, très grave. Assez grave pour que Jacques Demers évoque, visiblement pris par l’émotion, les noms de Jean Béliveau et Pierre Boivin qui sont "des hommes droits et qui ont le CH à cœur". Jacques Demers et Michel Bergeron renchérissent : ils disent bien que c’est "du jamais vu" !
De là, sur le net, les partisans s’affolent et certains paraissent visiblement même effrayés, de ce qu’il va être dévoilé le lendemain. Des centaines de commentaires sur des blogues de hockey, montrent que les fans sont très inquiets…
Évidemment, n’ayant aucune information de la part des médias, la machine à rumeurs et à spéculations part !
On parle assez vite d"arrestations chez les joueurs, et là, je découvre la chronique de Réjean Tremblay , que je n’avais pas lu.
Rien que le début de sa chronique en dit long :
Dans la seule journée d’hier, j’ai reçu des appels de policiers, d’un avocat et d’un proche des joueurs de l’équipe.
Les histoires qu’on m’a racontées sont juteuses. Et les sources sont suffisamment crédibles pour que je les croie. Elles concernent des dirigeants de l’organisation et des membres des Amigos, ce groupe de fêtards que Jean Perron a fustigé.
"Policiers", "avocats"… vu qu’à 22h30 on ne savait toujours rien, les spéculations deviennent crédibles. De là, on parle de réseau de prostitution, de drogue, d’abus de filles mineurs et même de viol !
Ron Fournier, à CKAC, semble désarçonné. On sent qu’il veut s’ouvrir la trappe, mais il se retient. Il annonce que la nouvelle sortira aux alentours de 1h… Évidemment, je reste éveillé pour suivre l’affaire de près. Quand on entend qu’il s’agit de "jamais vu", que "les colonnes du Temple vont s’effondrer", on n’a pas le choix de rester à l’écoute.
Vers 00h30 finalement, un journaliste de CKAC s’est procuré un numéro de "La Presse"… et là, on évoque les frères Kostitsyn et Roman Hamrlik qui auraient, parmi leurs fréquentations, un membre de gang de rue. Il y a des éléments troublants, comme les cartes de crédit des frères K, mais aucune accusation pour les trois joueurs. Aucune accusation, mais également, aucune enquête qui serait en cours.
On attend la suite… mais en fait, tout est dit !
Trois pages. Trois grosses pages de La Presse, pour nous dire que les frères K seraient chums avec un criminel !
Trois pages concernant un problème troublant, certes, mais qui reste une nouvelle qui aurait eu normalement sa place en page 2 ou 3 du journal. Certainement pas en frontispice !
Et là, j’en entend pour nous dire qu’on aurait tort de critiquer le traitement de l’affaire dans les médias ! C’est vraiment se foutre de nous ! Ce ne sont pas nous, les partisans, les blogueurs, même les fe-fans, qui ont parlé de "jamais vu", de "Temple qui s’effondre", d’arrestations… Jacques Fabi, à CKAC, nous expliquait même la procédure lors d’une arrestation à l’atterrissage d’un avion !
Et Réjean Tremblay, lorsqu’il évoque dans sa chronique que des "dirigeants de l’organisation" du Canadien seraient impliqués, il parlait de quoi, à part de ce qu’il semble manifestement ignorer ?
Car il y a une notion fondamentale en journalisme, soit tu as des preuves, ou des éléments solides, ce qui te permet d’ouvrir la trappe et de dire ce que tu as à dire. Soit tu n’as rien et tu te tais ! Réjean "Bullshit" Tremblay est très fort dans les non-dits, les allusions vaseuses, les sous-entendus. Par contre, quand il est question de dire les choses franchement, honnêtement et clairement, il est aux abonnés absents.
Car il ne faudrait pas oublier une chose : elle est où l’exagération ? Elle est partie d’où cette enflure, cette baloone qui n’a pas cessé de gonfler toute la soirée ? Elle ne serait pas partie des ragots et sous-entendus balancés par Réjean Tremblay ? Elle ne serait pas partie des têtes longues à l’antichambre ou à 110%, qui nous parlaient d’un événement qui allait mettre à terre le Canadien ?
De mauvaises fréquentations de joueurs, c’est ÇA le "jamais vu" ? C’est ÇA la "bombe" ? Car si tout le monde avait attendu la sortie de la nouvelle, si les journalistes s’étaient bornés à commenter le match, à faire leurs analyses habituelles et à critiquer les décisions du coach, l’affaire aurait gardé tout son impact et son importance, au lieu de passer pour un "pétard mouillé", comparativement à toutes les rumeurs qui ont circulé.
Mais au lieu de faire un examen de conscience, les fautifs poussent l’audace jusqu’à dire qu’ils ont été très utiles au Canadien et que l’organisation allait maintenant avoir les coudées franches pour serrer la vis. Ben tiens ! Belle façon de se dédouaner de ses fautes !
Du coup, l’affaire des frères K parait beaucoup moins grave qu’elle devrait l’être en réalité. Les médias peuvent, effectivement, s’en féliciter.
Que faire de Ryan O'Byrne ?
25/11/08
Certains d’entre-vous penserons peut-être qu’il est facile de taper sur un homme à terre, ou encore qu’il est inutile de remuer le fer dans la plaie. Malgré tout, Ryan O’Byrne n’est pas un écolier qui aurait manqué son examen de géographie, mais un joueur de hockey professionnel, qui gagne plutôt bien sa vie. De surcroît, il joue dans le club le plus prestigieux de la ligue nationale, un club dont les partisans sont exigeants et qui ont raison de l’être, après 24 coupes gagnées.

Ryan O’Byrne n’a pas simplement fait une "erreur" et n’est encore moins la victime d’une "bad-luck" comme l’a dit Ron Fournier aujourd’hui à CKAC. Ryan O’Byrne n’est tout simplement pas au niveau de jouer dans la ligue nationale. Point final !
Le but d’hier, marqué dans son propre filet, n’est que l’illustration la plus éloquente de son incompétence. Ce n’est pas comme si Ryan O’Byrne avait montré de belles choses durant les matches qu’il a joué. Ce n’est pas comme si Ryan O’Byrne avait fait preuve de combativité et de constance, c’est même tout l’inverse !
Je n’ai jamais rien dit contre Ryan O’Byrne. J’étais de l’avis de beaucoup : on a besoin d’un grand gaillard comme lui, une sorte de Mike Komisarek en devenir, avec lequel il faut être patient… très patient.
Mais le numéro 3 du Canadien de Montréal, n’en est plus à sa première saison dans la grande ligue. Qu’il ne soit pas encore devenu un bon défenseur, c’est normal … Mike Komisarek aussi a mis du temps à le devenir. Mais qu’il ne fasse même pas le minimum sur la glace, c’est-à-dire appliquer de bonnes mises en échec et bloquer les tirs, c’est inacceptable ! Komisarek au moins, lors de ses débuts, se servait de son gabarit pour aider son équipe. Il faisait des erreurs, mais il apportait de la robustesse en contrepartie.
Qu’apporte donc Ryan O’Byrne au Canadien ? Pratique t-il de bonnes mises en échec ? À peine, même du haut de ses 6’6 » ! Se place t-il bien en défense ? Peut-être un peu mieux depuis un ou deux matches, mais il ne bloque pas (ou peu) les tirs adverses.
D’autre part, avec l’absence de Komisarek, c’était la chance en or, pour lui, de montrer ce dont il était capable de faire. C’était une chance incroyable pour lui de faire sa place. Franchement, est-ce qu’il vous a laissé l’impression d’être un batailleur et de mériter le poste qu’il a en ce moment ?
Maintenant sur sa bévue d’hier soir. Ryan O’Byrne prétend qu’il voulait passer la rondelle à Carey Price… admettons. Est-ce que dans la ligue nationale, on est supposé passer la rondelle à son gardien à l’aveuglette ? Qu’il dégage par la bande sans regarder, passe encore, mais de pousser la rondelle vers son but, sans s’assurer que son gardien est bien prêt à la recevoir, je n’embarque pas !
Je n’embarque pas parce que même si Carey Price était resté, comment être bien certain qu’il est en bonne position pour la réception de passe ? Après-tout, il aurait pu être en perte d’équilibre, ou gêné par un joueur adverse, il pourrait aussi se trouver derrière son filet, attendant une passe le long de la bande. Comment Ryan O’Byrne, joueur professionnel, a pu faire cette passe vers son but, sans simplement regarder ce qu’il se passait en avant ?
C’est pour cela que je parle d’incompétence ! Car un simple coup d’œil, aurait suffit pour s’assurer que la rondelle n’allait pas se retrouver dans le fond de son filet, ne pas prendre la peine de le faire, prouve bien que le défenseur n’a aucune vision du jeu. Ce qui est gênant pour un défenseur de la ligue nationale !
Maintenant, que faire de lui ? Est-il vraiment utile au Canadien ? Personnellement, je pense que l’on peut risquer de le renvoyer à Hamilton. D’abord parce que je ne crois pas qu’il intéresse une équipe et que même s’il était repêché au ballottage, je ne crois plus à son avenir dans la LNH. Il n’a pas vraiment progressé, il n’apporte rien au club… je pense que Webber ou d’autres pourront être un peu plus utiles.
Achat de billets en ligne : ça part mal le 100e !
13/09/08
Si, tout comme moi, vous préférez le confort de votre foyer aux files d’attentes, vous avez dû manger vos bas, en essayant d’obtenir des billets pour les matches du Canadiens ce samedi, ainsi que samedi dernier (pour les forfaits de matches).
Contrairement aux années précédentes, la vente de billets n’est plus du ressort de Admission, mais est maintenant directement géré par le Centre Bell. Et généralement, lorsque l’on change des habitudes, c’est surtout pour améliorer le service. En tous cas, c’est ce que je me suis dit, dans un premier temps.
Samedi dernier, je ne savais pas trop s’il s’agissait de la vente de billets ou de la vente de forfaits avant de me rendre sur le site (j’avais pas trop suivi les nouvelles faut dire). Quoiqu’il en soit, arrivé sur le site des Canadiens, j’ai accédé à la page des ventes en ligne. Là, je suis tombé sur une page particulièrement moche, mais partant d’une bonne idée : la "Salle d’attente virtuelle".
S’il y avait quelque chose d’exaspérant sur le site de Admission, c’est qu’il fallait souvent rafraîchir la page, revenir sur une page de choix, re-sélectionner encore et toujours le match que l’on voulait pour, peut-être, espérer trouver des places de disponibles. En clair, fallait être attentif et naviguer dans le site jusqu’à temps d’obtenir ses billets. L’an dernier, je pense avoir passé près de deux heures, avant de pouvoir acheter quatre billets pour le match du 19 février contre les Rangers… Finalement, cela a valu la peine ! hé hé hé !
Bref, un bon point cette année pour cette idée de "Salle d’attente virtuelle". Mais les bonnes idées s’arrêtent là ! Que cela soit samedi dernier ou ce samedi, le reste est complètement bogué !
Samedi dernier, après 45 minutes passées dans la "Salle d’attente virtuelle", je suis tombé sur un message d’erreur ("undefined"). J’ai ensuite recommencé, pour obtenir le même résultat, encore et encore … jusqu’à temps de voir que tous les forfaits avaient trouvé preneurs, d’un coup (voir capture d’écran) !

Ce samedi, c’était le tour des matches individuels. Comme la saison dernière, un maximum de quatre billets par personnes sont mis en vente. Et vu les problèmes rencontrés sur le site la semaine passée, les gens de Bell ont eu toute une semaine pour livrer un nouveau site qui fonctionne.
Et bien… non ! Même pas !
On sent qu’il y a eu des modifications par-rapport à la semaine passée, vu les bogues sont encore plus nombreux ! Cette fois, j’ai eu droit à toute une panoplie d’erreurs. Et lorsque je pouvais, enfin, sélectionner un match, l’étape 3 (choisir la catégorie désirée) n’était même pas accessible et le site me remis, de facto, dans la "Salle d’attente virtuelle" !!!

À 14h15 rien n’a vraiment bougé. Contrairement à la semaine dernière, aucune indication sur le temps à passer dans la "Salle d’attente virtuelle"… ça fait dur ! Tantôt la "Salle d’attente virtuelle" est fermée, tantôt elle est ouverte…

Tous ceux avec qui j’ai eu l’occasion de dialoguer ce samedi et samedi dernier, m’ont fait part des mêmes problèmes, que cela soit sur Mac (comme moi) ou sur PC/Windows ! Bebehabs a d’ailleurs également consacré deux billets sur le sujet (ici … et… là !). Sur le forum de CHfans , on peut y lire que les problèmes touchent tout le monde.
Très franchement, c’est pas mal décevant. Là, je jette l’éponge et je vais tenter de récupérer des billets corporatifs, que ma chère compagnie mettra en vente (si c’est comme l’an passé).
Et vous ? Avez-vous pu obtenir des billets pour des matches du Canadien ?
[Mise à jour 15H00] : Comme annoncé dans les commentaires par Beurk (quel pseudo !), l’organisation du Canadien de Montréal a décidé d’arrêter les frais et reporte la vente des billets en ligne au 17 septembre à midi ! Sympa pour ceux qui ne peuvent pas se connecter depuis la job en pleine journée, genre…
Quand on a rien à dire, on dit des conneries…
3/09/08
Le sport à Montréal, c’est sept mois de hockey, huit quand on est chanceux (voire très chanceux), le grand-prix du Canada, la coupe Rogers, un petit tour de Nascar, quelques matches de nos moineaux… puis entre-temps, il faut bien trouver des sujets à nos dizaines d’analystes et d’experts de hockey, fraîchement rentrés de vacances qui, comme nous, s’impatientent en attendant que l’officiel laisse tomber la Sainte-Rondelle sur la Sainte-Glace.
Et de là, sans transaction à se mettre sous la dent, lassés par l’éternelle indécision de mononcle Mats, nos chers analystes font de la moindre petite peccadille, un événement de la plus haute importance. Soyons même clairs : vu qu’il n’y a guère de nouvelles, créons-en !
Ainsi, j’écoutais ce midi Jean-Charles Lajoie, à CKAC sports, nous parler de l’absence de Saku et de Laraque au tournoi de golf du Canadien, hier, à Laval-sur-le-Lac.

Jean-Charles Lajoie n’avait pas de mots assez durs, pour qualifier l’attitude impardonnable du capitaine Saku et de son nouvel acolyte Georges Laraque. Avaient-ils manqué une séance d’entraînement ? Avaient-ils provoqué une défaite de leur équipe ? … Non ! Ils ont juste décidé de ne pas taper dans une baballe, le long d’un parcours de 18 trous, tout en souriant aux journalistes, pendus aux lèvres des joueurs, attendant un petit mot convenu et ou une formule pré-formatée.
Évidemment, c’est plutôt décevant de constater les (nombreuses) absences d’hier. Évidemment, le capitaine Saku se devait d’être présent, ne serait-ce parce que Carbonneau et Boivin étaient là, eux. Cela semble… je sais pas moi… quelque chose de naturel, tout simplement. Ceci dit, Saku Koïvu a peut-être une très bonne raison.
Mais moi, ce que j’attends de nos Canadiens, c’est de ramener la coupe qui doit s’ennuyer de Montréal, après cette longue absence. Ce que j’attends de nos Canadiens, c’est qu’ils nous rapportent des victoires et qu’ils puissent donner leur 110% à chaque match. Les reste, c’est du "bonus". Je ne suis pas particulièrement un adorateur de Saku, mais faudrait arrêter de lui sauter dessus à la moindre occasion. Il est payé pour jouer au hockey, qu’il joue au hockey ! S’il démontre quelques aptitudes à frapper dans une balle de golf, tant mieux pour lui, mais entre-nous, je m’en sacre autant que de ma première paire de bas !
Pour ce qui est de Georges Laraque, j’ai adoré le fait qu’il appelle lui-même l’ami Jean-Charles pour lui dire ce qu’il pensait de son "petit show". Et je suis bien d’accord avec certains des intervenants : 18 jours entre le tournoi de golf et le camp d’entraînement, c’est tout de même un peu beaucoup ! Personnellement, si je suis en vacances, ça ne me tente pas forcément de rentrer plus tôt, juste pour quelques sourires et phrases convenues devant les journaleux de la place.
Les "je suis très content de jouer à Montréal" et autres "cette année on a une formation qui peut rivaliser avec n’importe qu’elle autre équipe de la ligue nationale", j’avoue que ça ne m’intéresse que très moyennement, sachant que ce n’est pas ça qui nous fera donner des points supplémentaires dans le classement !
L’erreur du Canadien là-dedans, c’est d’avoir sous-estimé les quelques langues-sales de la ville, et de ne pas avoir programmé le tournoi deux-trois jours avant le début du camp d’entraînement.
Bref, quand on a rien à dire, vaut encore mieux la fermer !
Si vous avez manqué le coup de fil de Laraque à l’émission :
- Site de CKAC sports : "Je déteste le golf"
Ça sent… la rentrée !
30/08/08
Vous qui avez passé tout votre été, devant l’entrée des "arrivées internationales", à l’aéroport de Dorval, assis sur votre chaise cheap de chez Canadian Tire, scrutant les vol SAS en provenance de la Suède, tout en dégustant un délicieux sous-marin garni de charcuterie "Maple Leaf".
Vous qui subissez encore les effets du décalage horaire, à force de vous être levé tous les jours à 20 heures, pour suivre les Jeux Olympiques de Pékin durant toute la nuit, tout en vous arrachant les cheveux, lors de la première semaine des compétitions, à chaque fois que vous consultiez le relevé des médailles canadiennes.
J’ai une bonne nouvelle pour vous ! La rentrée s’en vient et les choses sérieuses commencent !

Certes, la fameuse "saison morte" n’a pas été si moribonde que ça. Même hors-glace, ce fût une saison d’agents libres et d’échanges… Ainsi, Yvon Pedneault n’a pu prolonger son contrat à RDS, mais se retrouvera désormais à l’antenne de CKAC sports à partir de la mi-septembre. Cela ressemble à une petite "assurance-salaire" qu’il s’est donné, vu qu’il participera également à l’émission "110%", mais compte-tenu de l’état de délabrement dans lequel est TQS, on comprend qu’il ne veuille pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Benoît Brunet, quant à lui, va pouvoir visiter autre chose que le Parlement fédéral, puisqu’il accompagnera désormais Pierre Houde pour au moins, les 42 matches du Canadien à l’étranger.
Toujours à RDS, l’équipe des analystes de hockey s’étoffe considérablement. On a annoncé cette semaine que Michel "le Tigre" Bergeron rejoindrait le réseau, ainsi que le journaliste François "ligne-rouge" Gagnon. On s’attend donc à une (très) solide couverture du centenaire du Canadien, à l’antenne du Réseau des Sports.
J’espère que RDS en profitera pour remanier entièrement ses émissions d’après-match. Ça manquait un peu d’analyse et parfois même… de professionnalisme.
Pour ce qui est de Sundin… soyons clairs : y’a personne qui sait ce qu’il fera lors de la saison prochaine, même pas lui si ça se trouve ! Alors si vous lisez ou entendez des rumeurs "fumeuses" concernant l’avenir du numéro 13 des Maple-Leafs, faites comme moi, rigolez un bon coup et passez à autre chose.
Dans le cas contraire, et pour éviter de perdre du temps, voici un résumé des rumeurs de la semaine prochaine (l’ordre pouvant varier) :
- Lundi : Sundin réfléchis encore à son avenir dans la LNH
- Mardi : Sundin ira à Vancouver… c’est sûr !
- Mercredi : On a vu Sundin à New-York, il magasinait un loft sur la 5e avenue.
- Jeudi : Sundin est sur un vol pour Philadelphie.
- Vendredi : Des gants du tricolore ont été fabriqués et portent les initiales "M.S."… sachant de Mark Streit ne joue plus pour le Canadien, il est clair que Sundin s’en vient à Montréal !
- Samedi : L’agent de Sundin, J.P. Barry, annonce que le joueur suédois hésite entre jouer à New-York ou à Montréal… mais pourrait aussi prendre sa retraite… pis p’t'être bien qu’il rejoindrat Toronto… après-tout, "Maple-Leaf" a bien fait un rappel !
Bonne rentrée à tous !
Time-out
18/05/08
Comme après en avoir trop donné. Ayant été pris dans la déferlante des séries éliminatoires, me voici redescendu sur la planète Terre, avec un air de « lendemain de veille ».
J’ai tout de même continué à suivre certains matches des séries. Pittsburgh en sourdine, regardant le score de temps à autre. Les Red-Wings, une de mes équipes préférées qui m’impressionne. Puis des bribes de Coupe du monde de hockey (« sur glace » comme y disent à la fédération internationale), dont le match final, Canada-Russie, cet après-midi.
Sincèrement, j’ai tout de même hâte de voir la finale « Detroit-Pittsburgh », qui sera certainement un peu plus enlevante que les matches avec Philadelphie… c’est mon opinion.
« Time-out » tout de même au niveau de ce blogue, consacré au Canadien de Montréal… puisqu’en attendant la remise de la coupe Stanley, il ne se passera pas grande chose.
Il y aura, bien-sûr, un bilan de saison, puis le festival des rumeurs commencera jusqu’au 1er juillet, avant de mettre le blogue en veille jusqu’en septembre.
À bientôt donc !
Malgré tout le respect…
4/05/08
J’ai beaucoup de respect pour Réjean Tremblay. J’aime le lire et l’écouter s’exprimer sur notre sport favori, mais il y a des moments où je ne le suis pas du tout.
Aujourd’hui dans La Presse, Réjean Tremblay semble absolument vouloir se donner raison, en revenant sur le 26 février, date limite des échanges. Mais lisez plutôt ce qu’il écrit (extrait) :
Vous vous rappelez, le 26 février dernier, je vous écrivais tout le bien que je pensais de la grande journée des transactions dans la Ligue nationale. Ce jour-là, Bob Gainey est allé déclarer que le Canadien était meilleur en fin d’après-midi qu’il ne l’était le matin même. Alors qu’il venait de perdre Cristobal Huet et qu’il avait échoué à greffer Marian Hossa à son équipe.
Le pire, c’est que les journalistes et les fans ont cru l’histoire de Gainey!
Ne pensez-vous pas qu’un gardien d’expérience contre les Flyers et un Marian Hossa, pour marquer les deux ou trois buts qui ont cruellement manqué au Canadien, auraient fait la différence dans cette élimination en cinq matchs?
Se faire éliminer par une bonne équipe, ce n’est pas grave. C’est la loi du sport. Mais abuser de la bonne foi aveugle des fans, ce n’est pas joli.
Sur Carey Price…
Déjà, s’il y a une chose pour laquelle je peux donner en partie raison à Réjean Tremblay, c’est sur l’échange de Cristobal Huet. Pour le peu que le Canadien à obtenu en retour, mais aussi pour avoir fait le pari de ne pas avoir de vétéran, au moins « au cas où », devant le filet pour les séries, je peux comprendre sa frustration. Mais d’un autre côté, c’était un risque, un pari. Si le Canadien était arrivé en finale, on aurait tous crié « Ô génie ! ». Le malheur, c’est qu’il a trébuché en deuxième ronde. Il faut dire tout de même que le Canadien avait de bonnes chances de perdre Cristobal Huet à la fin de la saison, avec rien en retour, Bob Gainey a préféré s’en défaire contre un choix de deuxième ronde en 2009… Oui, c’est pas grand chose… je l’accorde.
Cependant, il ne faudrait pas non plus que Réjean Tremblay, oublie la période située entre ce fameux 26 février et le début des séries. Les solides performances de Carey Price, corroborées par des statistiques très honorables et même supérieures à la période d’avant la date limite des échanges, ont donné en partie raison au Directeur-général du tricolore. Mieux qu’une place en série, qui était (je le rappelle aux quelques amnésiques qui pourraient me lire), l’objectif de la direction au début de la saison, Carey Price et le reste de l’équipe, ont porté, ensemble, la Ste-Flanelle au sommet de leur association. Suivant le cliché très répandu : « Si l’on nous avait dit ça début octobre… »
Il est vrai que pour les séries, « Jésus » Price, comme il a été nommé par quelques Ayatollahs, un tantinet dépourvu du minimum d’objectivité requis, n’a pas été à la hauteur de sa fin de saison. Mais à qui faire porter le blâme ? Ton équipe arrive à la première place dans l’Est, en bonne partie avec Carey Price (il a joué 41 matches cette saison), tu n’es pas pour commencer à douter de ses performances, une fois arrivé en séries éliminatoires ! Il faut être logique tout de même ! À en lire certains, pour qu’un gardien puisse jouer à Montréal, il faut qu’il égale au minimum Patrick Roy. En suivant cette même logique, il fallait (ce n’était pas facultatif), que Carey Price remporte la Coupe Stanley à son année de recrue. Wow ! Passer d’une équipe qui n’était même pas censé faire les séries, à une équipe championne, il semblerait que quelques-uns n’éprouvent aucune difficultés à franchir le pas.
Il apprend. Il n’a que 20 ans… et soyez bien certains que ce que l’expérience qu’il a assimilé durant ces séries, l’aidera pour la suite de sa carrière et, pourquoi pas, à pouvoir brandir la coupe sur la rue Ste-Catherine.
Sur Marian Hossa…
Là où je ne suis absolument pas d’accord avec Réjean, c’est au sujet de Marien Hossa. C’est vrai que j’aurai vraiment aimé qu’il vienne jouer à Montréal. Je suivais de près toutes les rumeurs (souvenons-nous des fameux « gants » portant les initiales « MH ») et sur le coup, j’ai été très déçu de le voir jouer à Pittsburgh.
Mais voyant ce qu’il a coûté aux Penguins, voyant surtout ce que le Canadien aurait pu perdre pour avoir la chance de le compter parmi eux, je suis désolé, mais je ne suis pas certain que cela aurait été une bonne chose. Les Pens ont mis sur la table Erik Christensen, Colby Armstrong, Angelo Esposito et un choix de première ronde en échange de l’ancien attaquant des Trashers. À la suite de l’échange, il semblait qu’il y avait une relative unanimité pour dire que cela été très (trop) cher payé pour un joueur qui devra renégocier son contrat à la fin de la saison.
Les Penguins ont hypothéqué une partie de leur avenir pour un cas incertain au 1er juillet, qu’aurait coûté cet échange pour le Canadien ? Higgins, Ryder, O’Byrne, Streit, Locke ? Si selon Réjean Tremblay le Canadien ne s’est pas amélioré après le 26 février, est-ce que cela aurait aussi été le cas, à long terme, en se séparant d’autant de jeunes et d’espoirs ? Avec un Crosby et un Malkin, l’impact est aussi immédiat qu’évident, mais avec un Koïvu et un Kovalev, le succès aurait-il été le même ? Avec ou sans Marian Hossa, l’équipe du Canadien en aurait arraché face aux Penguins.
Ce que je crois, et ce que je vois, c’est que depuis 4-5 ans, le Canadien progresse, se reconstruit. Sa base et sa profondeur prend de l’ampleur… quand est-il de la profondeur de Pittsburgh ? Vont-ils pouvoir garder Hossa, Malkin et Crosby comme ça pour bien des saisons encore ?
On se fie sur des hypothèses. « Si Hossa avait été à Montréal »… « Si Huet était resté »… C’est vrai que c’est facile d’avoir raison après coup, après une défaite. Mais ce que je vois, ce sont juste les faits : l’an passé, le Canadien n’a pas participé aux séries, de peu certes, mais tout de même. Cette année, après avoir avoir terminé premiers, les joueurs de Guy Carbonneau inspirent le respect et plus personne n’ose prendre l’équipe à la légère. Et pour paraphraser Koïvu, on peu difficilement passer d’un niveau « moyen », à la coupe Stanley en l’espace de deux saisons.
On s’accorde tous à dire que l’avenir du Canadien est très prometteur, Réjean serait donc parmi les seuls à penser le contraire ?
Les attentes seront bien plus fortes la saison prochaine, c’est à ce moment-là que l’on pourra véritablement juger du travail de ces dernières années. Mais la progression est belle et bien là, quoiqu’en dise Réjean Tremblay.
Clown Avery
26/04/08
Sean Avery, vous le savez, est aussi bon joueur, qu’haïssable. L’attaquant des Rangers de New-York est connu pour ses provocations à la limite de la conduite anti-sportive, mais n’en demeure pas moins un joueur redoutable.
Lors de la ronde opposant les Rangers aux Devils du New-Jersey, l’on a eu droit à tout un spectacle de sa part. Bien décidé à intimider Martin Brodeur, Sean Avery s’est posté devant lui, dos au jeu, agitant son bâton devant le gardien des Devils, tel un chimpanzé ou un clown de cirque.
Le spectacle de Clown Avery laissera les arbitres dubitatifs, incapables de déterminer avec certitude s’il s’agissait d’obstruction envers le gardien ou pas. La ligue nationale a d’ailleurs statué sur cette cause dès le lendemain, en amendant le livre des règlements, permettant donc aux officiels de punir ce genre de comportement.
Clown Avery devra donc trouver autre chose…
Du fil à retordre
30/03/08
La rivalité entre le Canadien de Montréal et les Maple-Leafs de Toronto ne date pas d’hier. Et même si les premiers sont en tête du classement de leur association et que les seconds sont désormais éliminés des séries éliminatoires, cela n’empêche pas de faire des Leafs une équipe toujours dérangeante pour le CH.
Certes, il faut bien avouer que les hommes de Guy Carbonneau ne sont pas sortis forts-forts hier, rien d’inquiétant toutefois… pour le moment.
Mais en attendant l’enregistrement du deuxième épisode du « Gérant d’estrades », voici un petit clin-d’œil à nos chers Leafs… du bon humour basique, du premier degré dans toute sa splendeur !

