Hors glace
Le virage nord-américain du Canadien
3/07/10
Deux jours après l’ouverture du marché des joueurs autonomes, voici le point sur quelques informations émanant de sources fiables (c’est-à-dire autres que Eklund et un certain forum tricoloré).

Le Canadien de Montréal entame un virage nord-américain
Depuis un peu plus d’un an, le Canadien de Montréal souhaite avoir une plus grosse proportion de joueurs Nord-Américains dans le club. Rien d’officiel, juste des « recommandations » faites au plus haut niveau. Les raisons sont simples et souvent déjà connues : la KHL est un risque supplémentaire de perdre les joueurs, mais aussi, même si certains Russes ne sont pas intéressés par la KHL, peuvent tout de même s’en servir comme « moyen de pression » et de négociation. Que cela soit Gainey ou maintenant Gauthier, ils ne veulent plus subir le « chantage KHL » et c’est pour cette raison que nous devrions voir un peu moins de Russes ou d’Européens de l’Est dans l’équipe. Cependant, il y aura bien-entendu des exceptions, mais l’équipe souhaite que les joueurs Russes du Canadien soient « sûrs » et vraiment motivés à rester dans la LNH.
Priorité donc aux joueurs Canadiens et Étasuniens, tout en essayant de récupérer de bons joueurs Québécois. Mais vous le savez aussi bien que moi, très peu sont disponibles ou sur le marché des transactions.
L’autre « cas » Kostitsyn
Dans cet ordre d’idée, après son frère, Andrei Kostitsyn pourrait être « l’autre sacrifié ». Andrei Kostitsyn, selon plusieurs sources, serait sur le marché et Pierre Gauthier l’aurait proposé aux autres équipes de la Ligue Nationale. Cependant, Andrei coûtant plus cher que son frère (3.2 millions sur la masse salariale), les offres sont moins nombreuses. Pierre Gauthier compte cependant faire un échange dans les prochains jours pour pouvoir signer un joueur d’impact ou un bon défenseur.
Même chose pour Roman Hamrlik qui serait également proposé aux autres équipes depuis quelques jours, toujours pour libérer un peu plus d’argent. Mais je pense qu’il sera peut-être plus facile de l’échanger en cours de saison, alors qu’une partie de son salaire aura été payé.
Le succès d’un échange Kostitsyn ou Hamrlik semble être le minimum espéré par Pierre Gauthier afin de signer un joueur d’importance… Peut-être Alexander Frolov (2.9 millions la saison dernière), qui a connu de très bons moments avec un certain Michael Cammalleri à Los-Angeles ! J’imagine qu’il signerait pour 3.2 à 3.5 millions par année.
Carey Price
L’espoir numéro 1 du Canadien (à défaut de parler de gardien numéro 1 pour le moment), devrait signer un contrat de deux ou trois ans d’ici quelques jours. Aucune information sérieuse n’a filtré quand au montant qui a été déposé, mais on se rapproche d’une entente.
Gillett vend le Canadien à la famille Molson
21/06/09
Voici donc que se termine (enfin !), un autre épisode de ce rocambolesque chapitre du Centenaire : George Gillett et la famille Molson, sont arrivés à une entente de principe au sujet de la vente du Canadien de Montréal, du Centre Bell et du groupe de spectacles GEG. De différentes sources, l’on parle d’un investissement de plus de 500 millions de dollars US, ce qui ferait de cette transaction, la plus importante de l’histoire du hockey.

Le début de ce chapitre remonte au mois de novembre 2008, alors que Jim Balsillie avait accordé une entrevue à deux journalistes la rubrique « Affaires » de La Presse, leur annonçant presque de manière anodine, au moment de les quitter, que le Canadien de Montréal était à vendre. Stupeur de la part des deux journalistes, la nouvelle provoqua un quasi-tremblement de terre dans les médias du Québec.
Bien que la nouvelle fût vite démentie, que Jim Balsillie revint plutôt maladroitement sur ses paroles, il ne faisait plus vraiment de doutes qu’il se passait quelque chose au sein de la haute administration du Canadien.
Un partenariat plutôt qu’une vente
Néanmoins, il a fallu attendre plusieurs mois avant que d’autres développements surviennent dans cette affaire. C’est alors que George Gillett confia aux médias qu’il souhaitait trouver un partenaire d’affaire, pour s’associer avec lui, dans la prestigieuse concession de la Ligue Nationale de Hockey.
George Gillett n’a jamais voulu se départir du Canadien de Montréal, un club qu’il affectionne particulièrement et qui a toujours été pour lui une grande fierté. Néanmoins, ses très nombreux prêts bancaires, ses investissements multiples dans le domaine sportif et en particulier l’achat, avec Tom Hickx, du club de soccer de Liverpool, a rendu la situation financière de la famille Gillett particulièrement précaire, l’obligeant à trouver rapidement des liquidités.
Devant l’impossibilité de trouver des partenaires d’affaire, George Gillett fût donc contraint à céder le contrôle de l’équipe montréalaise.
Le 10 juin, date du dépôt des offres d’achat, plusieurs groupes étaient en compétition. Le groupe Québécor d’un côté, associé avec la FTQ et René Angélil, d’un autre côté la famille Bronfman, sans oublier bien-sûr, la famille Molson qui a démontré un intérêt tardif pour le rachat du club, forçant le groupe piloté par Serge Savard à se mettre sur les lignes de côté afin de ne pas leur nuire.
On a appris aujourd’hui que la FTQ était également associé à la famille Molson et l’on suppose que le groupe BCE n’était pas très loin, histoire de défendre leurs intérêts face au compétiteur Québécor. Par contre, nous avons aussi appris que le groupe Thomson Reuters, appartenant au Canadien le plus riche du pays, avec une fortune évaluée à 13 milliards de dollars US, était également associé aux Molson !
Une bataille de deux géants des communications
Car en filigrane de cette vente, se dessinait également une bataille de deux entreprises de communication et de médias : Québécor et sa kyrielle de supports (TVA, Journal de Montréal, Vidéotron…) et en face, le groupe BCE (Bell Canada). Pierre-Karl Péladeau n’avait d’ailleurs pas caché qu’il souhaitait transformer la stratégie médias du club de hockey Canadien, un peu à la façon des Maple-Leafs.
Même si certaines innovations pouvaient être intéressantes, comme celle de créer une « Habs TV » sur le modèle de « Leafs TV », d’autres faisaient frémir rien que d’y penser : convergence tout-azimuth, produits Québécor inclus dans le marketing du club… Bien que cela reste de la pure spéculation, voir un membre de Star-Académie descendre sur la patinoire afin de chanter les hymnes nationaux, n’aurait jeté personne en bas de sa chaise avec un propriétaire tel que PKP !
La notoriété, le prestige et l’histoire de ce club légendaire, devaient être à tous prix préservés et je ne suis pas certain que cela aurait été le cas avec Québécor dans l’édifice.
Depuis 1957, la famille Molson a remporté 11 coupes Stanley
Avec le retour de la famille Molson aux affaires, je pense que l’on puisse être rassurés. D’abord parce que Molson connaît le hockey et connaît très bien le Canadien, ensuite parce qu’il s’agit d’une famille québécoise depuis plus de deux siècles et qu’enfin, avec cette famille aux commandes, le club a déjà remporté une dizaine de coupes Stanley !
La question maintenant est de savoir quelle direction prendra le club. Peut-on réellement parler de stabilité ? Doit-on s’attendre à une nouvelle philosophie d’équipe ? Qu’en est-il de l’identité plus québécoise du club, appelé de leurs vœux par les partisans et les analystes sportifs ?
Il est encore trop tôt pour répondre à ces questions. Mais la période de transition qui commence, va certainement nous apporter quelques réponses. Ainsi, je ne pense pas que l’actuelle direction puisse prendre des décisions majeures, sans en parler avec les futurs propriétaires.
Par contre, ne vous attendez pas non plus à de grands bouleversements au sein de la direction pour le moment. D’abord parce qu’il s’agit juste d’un « accord de principe » et que la vente n’est donc pas encore effective et ensuite, parce qu’on imagine mal un bateau sans capitaine, alors que le repêchage aura lieu la semaine prochaine et que le 1er juillet, date à laquelle on pourra aller chercher des joueurs autonomes, arrive très rapidement.
Les prochaines semaines s’annoncent donc particulièrement excitantes, même si George Gillett a prévenu que cela prendra de longues semaines avant que la vente soit officiellement conclue. Il faudra d’ailleurs que la vente soit validée lors de la réunion des gouverneurs de la LNH, qui aura lieue au même moment que le repêchage 2009, mais vu les réactions, il est clair que George Gillett aura les appuis suffisant pour aller de l’avant.
Jacques Martin : priorité à l'expérience
1/06/09
Comme Bob Gainey l’avait annoncé il y a quelques semaines, le mois de juin allait être le point de départ aux annonces concernant le département hockey du Canadien. Il n’aura pas fallu attendre longtemps, pour prendre connaissance des premiers développements. Ainsi, aujourd’hui premier jour du mois de juin, Bob Gainey a convié les médias afin de présenter le nouvel entraîneur-chef du Canadien de Montréal… Jacques Martin !

Je ne dirais pas que je m’y attendais. C’est clair que se fût pour moi une surprise. D’abord parce qu’il avait déjà un poste, de plus, il s’agissait d’un poste de Directeur-Général des Panthers de la Floride. Certes, le bruit courrait que sa vraie passion restait le coaching, mais rien ne laissait présager un changement si soudain, l’attention étant dirigée principalement sur Bob Hartley.
Entraîneur-chef d’expérience donc, francophone de plus… bref, les deux principaux critères ouvertement recherchés par l’organisation.
Je suis d’ailleurs emballé par cette nomination, d’abord parce que depuis Jacques Demers, Jacques Martin est le premier entraîneur d’expérience (Vignault, Tremblay, Therrien, Julien, Carbonneau n’en avait pas… ou si peu !). Ensuite par qu’il sait comment développer les jeunes joueurs, il l’a prouvé à Ottawa.
De plus, on ne peut laisser passer sous silence la rigueur de Jacques Martin, un entraîneur exigeant, très travailleur, qui saura sans aucun doute remettre quelques individus dans le droit chemin. Comme le dit Guy Lafleur, avec Jacques Martin comme coach, "le party de certains joueurs est fini !"… je pense qu’il a raison.
Autre point, cela permettra de mieux entamer les négociations avec les joueurs autonomes. En effet, les joueurs aiment savoir qui sera leur chef derrière le banc et c’est tout à fait normal ! Au moins là, Alex Tanguay quim selon moi, DOIT être la priorité chez les joueurs autonomes, sera rassuré.
Reste à savoir qui seront ses adjoints. Des rumeurs ont circulé quand au retour de Jacques Lemaire et de Mario Tremblay dans l’organisation, mais rien n’a été confirmé. Ni par le Canadien, ni par Jacques Martin lui-même.
Bienvenue donc à Jacques Martin, j’ai déjà hâte de le voir au travail !
Ovation pour Carbonneau au gala Artis
27/04/09
À l’issue de cette incroyable saison, dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants, beaucoup s’interrogent sur la pertinence d’avoir congédié Guy Carbonneau.
Carbo, qui avait connu une saison époustouflante l’an passé, qui avait continué sur sa lancée en faisant encore mieux en ce début de saison, en s’octroyant même une place d’adjoint au Match des Étoiles de la LNH… mais qui s’est vu montrer la porte, sans doute précipitamment, alors qu’il ne restait que seize matches à jouer.
Carbo, à peine quelques semaines après son départ, commence déjà à prendre sa revanche sur les événements. D’abord, ce sont les partisans, désabusés, qui ont très largement scandé son nom au Centre Bell à plusieurs reprises. Ensuite, se sont les analystes et commentateurs qui, au regard de la fin de saison du CH, se demandent comment Guy Carbonneau aurait pu faire pire, s’il était resté derrière le banc !
Maintenant, hier soir au Gala Artis, ce sont les vedettes et les artisans de la télévision, qui ont montré que l’ancien numéro 21 du Tricolore reste, dans leur cœur, leur favori. Voici l’extrait de l’ovation réservée à l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal :
(Source : newsquebec sur YouTube)
Enflure médiatique
20/02/09
C’est hier, vers 17 heures, en écoutant d’une oreille distraite l’émission "Les amateurs de sports" à CKAC, que j’ai relevé une phrase de Réjean Tremblay. Il évoquait un gros événement pour le lendemain. Dans ma petite tête, et vu que je ne suivais pas vraiment la conversation, cela résonnait comme une transaction majeure.
À 19 heures, je passe à RDS pour suivre le match Montréal vs. Pittsburgh. Entre deux périodes, Michel Bergeron évoque une nouvelle qui fera l’effet d’une "bombe" (c’est son terme) et qu’il y aura plus de précisions lors de l’émission "L’antichambre". Mais vu la tête que fait Michel Bergeron, on sait tout de suite qu’il ne s’agit pas de bonnes nouvelles.

Après le match, l’émission d’Alain Crête commence donc. Jacques Demers, Michel Bergeron, Bob Hartley et Normand Flynn ont tous des têtes de déterrés. Pendant toute l’émission, ils nous préviennent qu’ils ne peuvent rien dire, mais ce sont des tas d’allusions qui sont faites sur le plateau de l’émission.
Il est clair que l’on évoque un événement grave, très grave. Assez grave pour que Jacques Demers évoque, visiblement pris par l’émotion, les noms de Jean Béliveau et Pierre Boivin qui sont "des hommes droits et qui ont le CH à cœur". Jacques Demers et Michel Bergeron renchérissent : ils disent bien que c’est "du jamais vu" !
De là, sur le net, les partisans s’affolent et certains paraissent visiblement même effrayés, de ce qu’il va être dévoilé le lendemain. Des centaines de commentaires sur des blogues de hockey, montrent que les fans sont très inquiets…
Évidemment, n’ayant aucune information de la part des médias, la machine à rumeurs et à spéculations part !
On parle assez vite d"arrestations chez les joueurs, et là, je découvre la chronique de Réjean Tremblay , que je n’avais pas lu.
Rien que le début de sa chronique en dit long :
Dans la seule journée d’hier, j’ai reçu des appels de policiers, d’un avocat et d’un proche des joueurs de l’équipe.
Les histoires qu’on m’a racontées sont juteuses. Et les sources sont suffisamment crédibles pour que je les croie. Elles concernent des dirigeants de l’organisation et des membres des Amigos, ce groupe de fêtards que Jean Perron a fustigé.
"Policiers", "avocats"… vu qu’à 22h30 on ne savait toujours rien, les spéculations deviennent crédibles. De là, on parle de réseau de prostitution, de drogue, d’abus de filles mineurs et même de viol !
Ron Fournier, à CKAC, semble désarçonné. On sent qu’il veut s’ouvrir la trappe, mais il se retient. Il annonce que la nouvelle sortira aux alentours de 1h… Évidemment, je reste éveillé pour suivre l’affaire de près. Quand on entend qu’il s’agit de "jamais vu", que "les colonnes du Temple vont s’effondrer", on n’a pas le choix de rester à l’écoute.
Vers 00h30 finalement, un journaliste de CKAC s’est procuré un numéro de "La Presse"… et là, on évoque les frères Kostitsyn et Roman Hamrlik qui auraient, parmi leurs fréquentations, un membre de gang de rue. Il y a des éléments troublants, comme les cartes de crédit des frères K, mais aucune accusation pour les trois joueurs. Aucune accusation, mais également, aucune enquête qui serait en cours.
On attend la suite… mais en fait, tout est dit !
Trois pages. Trois grosses pages de La Presse, pour nous dire que les frères K seraient chums avec un criminel !
Trois pages concernant un problème troublant, certes, mais qui reste une nouvelle qui aurait eu normalement sa place en page 2 ou 3 du journal. Certainement pas en frontispice !
Et là, j’en entend pour nous dire qu’on aurait tort de critiquer le traitement de l’affaire dans les médias ! C’est vraiment se foutre de nous ! Ce ne sont pas nous, les partisans, les blogueurs, même les fe-fans, qui ont parlé de "jamais vu", de "Temple qui s’effondre", d’arrestations… Jacques Fabi, à CKAC, nous expliquait même la procédure lors d’une arrestation à l’atterrissage d’un avion !
Et Réjean Tremblay, lorsqu’il évoque dans sa chronique que des "dirigeants de l’organisation" du Canadien seraient impliqués, il parlait de quoi, à part de ce qu’il semble manifestement ignorer ?
Car il y a une notion fondamentale en journalisme, soit tu as des preuves, ou des éléments solides, ce qui te permet d’ouvrir la trappe et de dire ce que tu as à dire. Soit tu n’as rien et tu te tais ! Réjean "Bullshit" Tremblay est très fort dans les non-dits, les allusions vaseuses, les sous-entendus. Par contre, quand il est question de dire les choses franchement, honnêtement et clairement, il est aux abonnés absents.
Car il ne faudrait pas oublier une chose : elle est où l’exagération ? Elle est partie d’où cette enflure, cette baloone qui n’a pas cessé de gonfler toute la soirée ? Elle ne serait pas partie des ragots et sous-entendus balancés par Réjean Tremblay ? Elle ne serait pas partie des têtes longues à l’antichambre ou à 110%, qui nous parlaient d’un événement qui allait mettre à terre le Canadien ?
De mauvaises fréquentations de joueurs, c’est ÇA le "jamais vu" ? C’est ÇA la "bombe" ? Car si tout le monde avait attendu la sortie de la nouvelle, si les journalistes s’étaient bornés à commenter le match, à faire leurs analyses habituelles et à critiquer les décisions du coach, l’affaire aurait gardé tout son impact et son importance, au lieu de passer pour un "pétard mouillé", comparativement à toutes les rumeurs qui ont circulé.
Mais au lieu de faire un examen de conscience, les fautifs poussent l’audace jusqu’à dire qu’ils ont été très utiles au Canadien et que l’organisation allait maintenant avoir les coudées franches pour serrer la vis. Ben tiens ! Belle façon de se dédouaner de ses fautes !
Du coup, l’affaire des frères K parait beaucoup moins grave qu’elle devrait l’être en réalité. Les médias peuvent, effectivement, s’en féliciter.
Une grosse affaire touche le Canadien de Montréal
19/02/09
Voici donc le fil des événements. Il est très intéressant de voir à quel point la rumeur à enflée entre 22h et 1h, pour finalement se terminer avec une vulgaire affaire de mauvaise fréquentation.
22h00 – Cela reste encore dans le cadre de la rumeur, mais les informations viendraient de différentes sources jugées "crédibles", faisant état qu’une "grosse affaire" est sur le point d’éclater à Montréal.
En prenant en compte ce qu’il s’est dit depuis quelques jours, de la sortie publique de Jean Perron et des informations qui circulent parmi les personnes proches de l’organisation, il est clair que cette affaire serait une suite aux sorties "arrosées" de quelques joueurs du CH.
Il est, pour le moment, très difficile d’obtenir de l’information, mais soyons logique, il ne peut pas être "juste" question d’abus de boisson.
[Mise à jour 22h36] : certaines rumeurs parlent d’arrestations parmi les joueurs.
[Mise à jour 23h10] : ma collègue blogueuse bebehabs parle d’une rumeur concernant un réseau de prostitution dans lequel serait impliqué des joueurs.
[Mise à jour 23h22] : des noms commencent à sortir, mais attention, il faut prendre cela avec beaucoup de précaution. Il semblerait que LCN et RDI prévoient un direct à Dorval, vers 1h, au moment de l’arrivée de l’avion des joueurs du Canadien.
[Mise à jour 23h54] : la nouvelle serait sur le point de sortir. Je vais arrêter là les rumeurs, car les dernières que j’ai lues me paraissent vraiment, très très grosses. On va attendre d’être bien certains…
[Mise à jour 00h30] : la Presse de ce matin parle des frères Kostitsyn et de Hamrlik, qui auraient fréquenté un membre des gangs de rue, qui a été arrêté lors de l’opération "Axe". Bref, si cela ce limite à cela, les rumeurs ont été très largement exagérées.
Le Canadien de Montréal à vendre ?
7/11/08
C’est sans doute une des nouvelles qui a le plus circulé aujourd’hui au Québec. Jim Balsillie, président de Research in Motion (RiM), a confié à des journalistes de La Presse , que la propriété du "Club de Hockey Canadien" est à céder. «L’équipe est à vendre», a t-il affirmé à Sophie Cousineau et Jean-François Bégin, à la suite d’une entrevue accordée pour la rubrique économique du quotidien montréalais.

Jim Balsillie est un grand passionné de hockey. Outre le fait qu’il a déjà essayé d’acheter deux clubs de la LNH (les Penguins de Pittsburgh et les Predateurs de Nashville) pour les installer à Hamilton, l’entrepreneur canadien à baptisé des salles de réunion de son entreprise, du nom de grands joueurs de hockey : Maurice "Rocket" Richard, Guy Lafleur (son joueur préféré), etc.
Entrepreneur qui fait grincer pas mal de dents, parmi les gouverneurs de la ligue nationale à cause de ses méthodes, il n’en demeure pas moins un homme d’affaire crédible et particulièrement efficace. Un individu qui, en quelques années, a envahi le marché de la téléphonie mobile mondiale avec son invention, le BlackBerry, peut difficilement être pris pour un deux de pique. Alors s’il affirme que le Canadien de Montréal est à vendre, la sagesse voudrait que l’on y prête un minimum attention.
De plus, le fait que George Gillett nie que le club soit à vendre, ne veut pas dire grand chose. Il pourrait en effet être normal, que l’actuel propriétaire du club, souhaite pouvoir commencer ses prospections discrètement. En général, ce genre d’information est rendue publique, qu’à partir du moment où les négociations deviennent véritablement sérieuses. George Gillett est un personnage discret, comparativement à Jim Balsillie, cela reste donc dans le domaine du possible.
Money talks
Maintenant, en restant strictement objectif et réaliste, il est assez clair que la valeur du Canadien de Montréal n’a jamais été aussi importante. Récemment, le club montréalais était classé troisième parmi les trente équipes de la LNH, en terme de valeur, derrière les Maple-Leafs de Toronto et les Rangers de New-York. En tant qu’homme d’affaires, cette donnée n’a pas pu échapper à George Gillett qui, après tout, est là pour faire de l’argent. Même s’il paraît sincère lorsqu’il parle de son amour pour le club et notre bonne ville, cela ne fait pas de lui un pur philanthrope.

En incluant le Centre Bell, la valeur du club a été estimée à 334 millions de dollars US par le magazine Forbes , soit une augmentation de 80%, par-rapport au prix d’achat par le groupe Gillett en 2001, sans compter qu’après les Maple-Leafs de Toronto, le Canadien est le club de hockey le plus rentable dans la LNH, avec près de 40 millions US de bénéfices la saison dernière.
N’oublions pas également les activités "spectacles" du groupe Gillett, qui avec une salle figurant parmi les plus importantes en Amérique du Nord en terme d’assistance, doit en faire rêver plus d’un.
Tout ceci est à mettre en perspective avec les déboires que connaît George Gillett, suite au rachat du club de soccer du Liverpool FC et qui traîne depuis, une dette de 655 millions de dollars US, avec son partenaire d’affaires, Tom Hicks. Le propriétaire du Canadien, pourrait donc avoir envie d’éponger son passif, en réalisant une importante transaction. Du moins, cela lui permettrait d’arranger grandement ses affaires.
Vraiment sérieux ?
Évidemment, connaissant la passion de Jim Balsillie pour le hockey, devenir propriétaire du plus prestigieux club de la ligue nationale et d’un des clubs les plus titrés de l’histoire (tous sports confondus), ne manquerait pas de lui apporter une énorme satisfaction.
Mais, la manière dont il s’est retiré de la table de négociation, à deux reprises, avant le rachat des Penguins et des Prédateurs, nous invite à la prudence. Est-ce juste un hameçon lancé vers George Gillett, afin de connaître ses motivations pour l’avenir ? Est-ce de la pure provocation ? De la publicité ? Ou est-ce que cela cache quelque chose de plus sérieux ?
Vous avez la réponse ? Je serais heureux de vous lire, parce que moi, je ne l’ai pas !
Le Roy est de retour !
11/09/08
Il y avait de l’émotion, dans la voix de l’ancien numéro 33 du Canadien de Montréal, cet après-midi au Centre Bell. Patrick Roy ne s’en cacha d’ailleurs pas, la journée du 22 novembre prochain sera particulièrement émotive pour lui. Gageons qu’elle le sera également pour l’ensemble des partisans, tant sa présence au centre de la patinoire, ira bien au-delà de la symbolique du "simple" retrait de son chandail.
Patrick Roy est un personnage à la hauteur de ses records et de sa prestigieuse carrière. C’est un être entier, bouillonnant et coloré. Il n’a pas fait qu’améliorer son art, il s’est forgé un personnage, un tempérament et une carapace qui lui va aussi bien que son équipement de gardien, qu’il a remisé en 2003.
Plus qu’un retrait de chandail, le 22 novembre sera donc aussi l’occasion pour nous tous, que cela soit Patrick Roy, l’organisation du Canadien et de ses partisans, de tourner la page et de regarder de l’avant. Évidemment, l’annonce du retrait du numéro 33, sert déjà de prétexte pour reparler de cette journée du 2 décembre 1995 . Cette blessure, cet abandon réciproque, qui sera vécu comme un vrai divorce par bien des partisans… et comme dans bien des divorces, ont peut dire que les torts sont partagés.
Il était temps de la tourner cette page… définitivement. Il était temps puisque cela n’avait plus de sens. Pratiquement treize années après les événements, sachant que les personnes impliquées ne sont même plus dans l’organisation du Canadien, que Patrick ne joue plus dans la ligue nationale depuis plusieurs années et que le contexte n’est plus du tout le même, il était donc temps de faire revenir au sein de la grande famille du Canadien de Montréal, l’un de ses fils les plus prodigieux.
Patrick Roy, le plus grand gardien de but de l’histoire du hockey, celui qui détient le plus de records personnels, se devait d’être honoré, comme il se doit, par le Canadien et ses partisans.
De retour au bercail, son numéro ira côtoyer ceux de Jacques Plante et de Ken Dryden, là haut, au plafond du Centre Bell. C’est tout un honneur, c’est vrai, mais comment ne pas s’incliner devant autant de talent ? Comment ne pas considérer l’ensemble de son extraordinaire carrière ?
C’est vrai, et comme tout personnage entier qui suscite les passions, il y en a pour jouer les fines bouches. Les critiques étaient déjà à la mode, alors que le retrait de son chandail se trouvait encore dans les rayonnages des rumeurs. Et l’on reparle de ce fameux match des Remparts de Québec, de son fils Jonathan, de ses sauts d’humeurs… Mais que je sache, ce n’est pas sa veste et sa cravate d’entraîneur que l’on va accrocher au plafond du centre Bell, mais bien son numéro 33 !
Rendus là, il y a bien des joueurs dont les numéros flottent au somment du Centre Bell et qui ne sont pas sans reproches. Car voyez-vous, si vous souhaitez vous retrouver à une assemblée d’enfants de chœur, ou encore participer au congrès annuel des récipiendaires du trophée Lady Byng, peut-être devriez-vous commencer à vous intéresser au curling. Tant qu’à faire…
J’ai mon opinion sur ce fameux match des Remparts, mais cela n’affectera pas ce que je pense de Patrick Roy, tant au niveau de sa carrière, qu’au niveau de l’individu que je respecte et que j’estime. Des erreurs, on en fait tous et n’ayant pas le dixième du talent de Patrick Roy, je ne me permettrais pas de remettre en cause l’honneur qui lui sera rendu le 22 novembre 2008.
Vive le Roy !
Quelques statistiques de la carrière de Patrick Roy :
- Coupe Stanley : 1986, 1993, 1996 et 2001
- Trophée Vézina : 1989, 1990 et 1992
- Trophée William M. Jennings : 1987, 1988, 1989, 1992 et 2002
- Trophée Conn Smythe : 1986, 1993 et 2001
- Gardien avec le plus de victoires : 551
- Gardien avec le plus de parties jouées : 1029
- Gardien avec le plus de victoires en séries éliminatoires : 151
- Gardien avec le plus de parties jouées en séries éliminatoires : 247
- Numéro retiré par l’Avalanche du Colorado le 28 octobre 2003
- Intronisé au Temple de la renommée le 13 novembre 2006
- Numéro retiré par le Canadien de Montréal le 22 novembre 2008
Pour en savoir plus :
- Biographie et photos de Patrick Roy du site Prohockeyfr
- Patrick Roy… topless chez bebehabs
- Statistiques de Patrick Roy avec le Canadien
Un "110%" à RDS ?
4/09/08
RDS a enfin rendu officiel ce que l’on savait tous déjà. Michel "le tigre" Bergeron et François "ligne rouge" Gagnon, se joindront à l’équipe des analystes durant les matches du Canadien de Montréal. Joël "McDo" Bouchard, que l’on a déjà vu à l’antenne, fera également partie de l’équipe régulière.
Côté nouveautés, Chantal Machabée animera le hockey du samedi soir, en lieu et place de Alain Crête. On y verra Michel Bergeron, mais également François Gagnon qui aura sa propre chronique. Pour le hockey des Canadiens (j’imagine qu’ils parlent des matches en semaine), c’est le trio Yannick Bouchard, Joël Bouchard et Jacques Demers qui seront au poste… Méchant duo de "Bouchard" !

Mais le plus intéressant dans ce communiqué, c’est la place réservée à Alain Crête. Domenic Vannelli, vice-président à la programmation à RDS, a ainsi annoncé que Alain Crête allait animer un "talk-show" sportif cet automne. Dans cette nouvelle émission de fin de soirée, il sera rejoint par Michel Bergeron et François Gagnon (entre-autres, je suppose). Avec le très coloré Michel Bergeron, on imagine bien qu’il y aura de l’action dans les débats… je m’en réjouis à l’avance !
Pour ce qui est du choix d’Alain Crête, je suis très satisfait ! Depuis que je l’écoute aux côtés de Paul Arcand le matin à la radio, je me dis que RDS ne l’utilise pas à son plein potentiel, s’en était presque du gâchis ! Intelligent et très cultivé, Alain Crête sait aussi manier l’humour et a de véritables talents d’animateur… il a d’ailleurs excellemment remplacé Paul Arcand durant ses vacances, trois heures et demi d’animation quotidienne, c’est quelque chose !
J’imagine que ce "talk-show" sera un "110%" sans l’avouer. Le genre d’émission de débat qui manquait cruellement à l’antenne de RDS, sans doute plus dynamique et virulente que pouvait l’être "La ligue en question". Sans doute moins grotesque et "pré-formatée" que pouvait l’être "Le débat des grands chefs"… qui finissait par devenir ennuyeux, à force de (trop) ressembler aux (vrais) débat des chefs (chronométrage des réponses, peu d’interactivité entre les intervenants…).
Quoiqu’il en soit, RDS semble décidée à prendre l’avantage et à ne plus (juste) compter sur son audience des matches du Canadien pour retenir les téléspectateurs. En tout cas, vu comme ça, ça donne envie de regarder le résultat !
Quand on a rien à dire, on dit des conneries…
3/09/08
Le sport à Montréal, c’est sept mois de hockey, huit quand on est chanceux (voire très chanceux), le grand-prix du Canada, la coupe Rogers, un petit tour de Nascar, quelques matches de nos moineaux… puis entre-temps, il faut bien trouver des sujets à nos dizaines d’analystes et d’experts de hockey, fraîchement rentrés de vacances qui, comme nous, s’impatientent en attendant que l’officiel laisse tomber la Sainte-Rondelle sur la Sainte-Glace.
Et de là, sans transaction à se mettre sous la dent, lassés par l’éternelle indécision de mononcle Mats, nos chers analystes font de la moindre petite peccadille, un événement de la plus haute importance. Soyons même clairs : vu qu’il n’y a guère de nouvelles, créons-en !
Ainsi, j’écoutais ce midi Jean-Charles Lajoie, à CKAC sports, nous parler de l’absence de Saku et de Laraque au tournoi de golf du Canadien, hier, à Laval-sur-le-Lac.

Jean-Charles Lajoie n’avait pas de mots assez durs, pour qualifier l’attitude impardonnable du capitaine Saku et de son nouvel acolyte Georges Laraque. Avaient-ils manqué une séance d’entraînement ? Avaient-ils provoqué une défaite de leur équipe ? … Non ! Ils ont juste décidé de ne pas taper dans une baballe, le long d’un parcours de 18 trous, tout en souriant aux journalistes, pendus aux lèvres des joueurs, attendant un petit mot convenu et ou une formule pré-formatée.
Évidemment, c’est plutôt décevant de constater les (nombreuses) absences d’hier. Évidemment, le capitaine Saku se devait d’être présent, ne serait-ce parce que Carbonneau et Boivin étaient là, eux. Cela semble… je sais pas moi… quelque chose de naturel, tout simplement. Ceci dit, Saku Koïvu a peut-être une très bonne raison.
Mais moi, ce que j’attends de nos Canadiens, c’est de ramener la coupe qui doit s’ennuyer de Montréal, après cette longue absence. Ce que j’attends de nos Canadiens, c’est qu’ils nous rapportent des victoires et qu’ils puissent donner leur 110% à chaque match. Les reste, c’est du "bonus". Je ne suis pas particulièrement un adorateur de Saku, mais faudrait arrêter de lui sauter dessus à la moindre occasion. Il est payé pour jouer au hockey, qu’il joue au hockey ! S’il démontre quelques aptitudes à frapper dans une balle de golf, tant mieux pour lui, mais entre-nous, je m’en sacre autant que de ma première paire de bas !
Pour ce qui est de Georges Laraque, j’ai adoré le fait qu’il appelle lui-même l’ami Jean-Charles pour lui dire ce qu’il pensait de son "petit show". Et je suis bien d’accord avec certains des intervenants : 18 jours entre le tournoi de golf et le camp d’entraînement, c’est tout de même un peu beaucoup ! Personnellement, si je suis en vacances, ça ne me tente pas forcément de rentrer plus tôt, juste pour quelques sourires et phrases convenues devant les journaleux de la place.
Les "je suis très content de jouer à Montréal" et autres "cette année on a une formation qui peut rivaliser avec n’importe qu’elle autre équipe de la ligue nationale", j’avoue que ça ne m’intéresse que très moyennement, sachant que ce n’est pas ça qui nous fera donner des points supplémentaires dans le classement !
L’erreur du Canadien là-dedans, c’est d’avoir sous-estimé les quelques langues-sales de la ville, et de ne pas avoir programmé le tournoi deux-trois jours avant le début du camp d’entraînement.
Bref, quand on a rien à dire, vaut encore mieux la fermer !
Si vous avez manqué le coup de fil de Laraque à l’émission :
- Site de CKAC sports : "Je déteste le golf"