Hommage
Ovation pour Carbonneau au gala Artis
27/04/09
À l’issue de cette incroyable saison, dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants, beaucoup s’interrogent sur la pertinence d’avoir congédié Guy Carbonneau.
Carbo, qui avait connu une saison époustouflante l’an passé, qui avait continué sur sa lancée en faisant encore mieux en ce début de saison, en s’octroyant même une place d’adjoint au Match des Étoiles de la LNH… mais qui s’est vu montrer la porte, sans doute précipitamment, alors qu’il ne restait que seize matches à jouer.
Carbo, à peine quelques semaines après son départ, commence déjà à prendre sa revanche sur les événements. D’abord, ce sont les partisans, désabusés, qui ont très largement scandé son nom au Centre Bell à plusieurs reprises. Ensuite, se sont les analystes et commentateurs qui, au regard de la fin de saison du CH, se demandent comment Guy Carbonneau aurait pu faire pire, s’il était resté derrière le banc !
Maintenant, hier soir au Gala Artis, ce sont les vedettes et les artisans de la télévision, qui ont montré que l’ancien numéro 21 du Tricolore reste, dans leur cœur, leur favori. Voici l’extrait de l’ovation réservée à l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal :
(Source : newsquebec sur YouTube)
Steve Bégin échangé aux Stars de Dallas
26/02/09
Cela ne surprendra personne, Steve Bégin vient de quitter l’organisation du Canadien de Montréal. Sans vague, sans esclandre, le numéro 22 a fait ses bagages pour rejoindre les Stars de Dallas.
Largement sous-utilisé depuis le mois d’octobre, Steve Bégin ne méritait certainement pas de passer la fin de la saison sur la passerelle. Steve Bégin, joueur de caractère qui avait à cœur son équipe. Celui qui avait, littéralement, mangé les bandes durant des séries éliminatoires et qui était revenu au jeu, quelques minutes plus tard, avec les dents de devant en moins. Un joueur qui n’hésitait jamais à se jeter devant les lancers, à appliquer de bonnes mises en échec… et à jeter les gants.

Steve Bégin est sans aucun doute le coéquipier de rêve pour une équipe. Sans jamais se poser de question, il a toujours assumé le rôle qui était le sien et a toujours joué en se donnant au maximum à chacune de ses présences sur la glace.
Évidemment, Bégin n’était pas un grand joueur par son talent, mais il était parfois l’étincelle qui manquait au réveil de son équipe. Lancé sur ses patins, il se jetait sur l’adversaire comme un missile, dérangeait le gardien… montrant l’exemple en termes d’implication et d’intensité aux autres joueurs.
Mais à 30 ans, avec un coup de patin moins efficace… et surtout, depuis que Tom Kostopoulos, et accessoirement Gregory Stewart se retrouvent dans "la grande équipe", Steve Bégin était progressivement sorti des plans de Bob Gainey.
Merci Steve ! Merci pour toutes ces belles années avec le Canadien. Merci pour ton intensité et pour tout ce que tu as donné aux partisans du club… C’est clair que nous n’allons pas oublier tes années passées ici.
Statistiques de Steve Bégin
Steve Bégin avait rejoint le Canadien de Montréal lors de la saison 2003-2004, après avoir passé cinq saisons avec l’équipe des Flames de Calgary, qui l’avait repêché en 1996 en deuxième ronde.
Steve a joué 266 matches avec le Tricolore, obtenu 35 buts et 31 passes pour un total de 66 points. Cette saison, le numéro 22 avait obtenu 10 points (6 buts et 4 passes) en 42 matches.
Le Roy est de retour !
11/09/08
Il y avait de l’émotion, dans la voix de l’ancien numéro 33 du Canadien de Montréal, cet après-midi au Centre Bell. Patrick Roy ne s’en cacha d’ailleurs pas, la journée du 22 novembre prochain sera particulièrement émotive pour lui. Gageons qu’elle le sera également pour l’ensemble des partisans, tant sa présence au centre de la patinoire, ira bien au-delà de la symbolique du "simple" retrait de son chandail.
Patrick Roy est un personnage à la hauteur de ses records et de sa prestigieuse carrière. C’est un être entier, bouillonnant et coloré. Il n’a pas fait qu’améliorer son art, il s’est forgé un personnage, un tempérament et une carapace qui lui va aussi bien que son équipement de gardien, qu’il a remisé en 2003.
Plus qu’un retrait de chandail, le 22 novembre sera donc aussi l’occasion pour nous tous, que cela soit Patrick Roy, l’organisation du Canadien et de ses partisans, de tourner la page et de regarder de l’avant. Évidemment, l’annonce du retrait du numéro 33, sert déjà de prétexte pour reparler de cette journée du 2 décembre 1995 . Cette blessure, cet abandon réciproque, qui sera vécu comme un vrai divorce par bien des partisans… et comme dans bien des divorces, ont peut dire que les torts sont partagés.
Il était temps de la tourner cette page… définitivement. Il était temps puisque cela n’avait plus de sens. Pratiquement treize années après les événements, sachant que les personnes impliquées ne sont même plus dans l’organisation du Canadien, que Patrick ne joue plus dans la ligue nationale depuis plusieurs années et que le contexte n’est plus du tout le même, il était donc temps de faire revenir au sein de la grande famille du Canadien de Montréal, l’un de ses fils les plus prodigieux.
Patrick Roy, le plus grand gardien de but de l’histoire du hockey, celui qui détient le plus de records personnels, se devait d’être honoré, comme il se doit, par le Canadien et ses partisans.
De retour au bercail, son numéro ira côtoyer ceux de Jacques Plante et de Ken Dryden, là haut, au plafond du Centre Bell. C’est tout un honneur, c’est vrai, mais comment ne pas s’incliner devant autant de talent ? Comment ne pas considérer l’ensemble de son extraordinaire carrière ?
C’est vrai, et comme tout personnage entier qui suscite les passions, il y en a pour jouer les fines bouches. Les critiques étaient déjà à la mode, alors que le retrait de son chandail se trouvait encore dans les rayonnages des rumeurs. Et l’on reparle de ce fameux match des Remparts de Québec, de son fils Jonathan, de ses sauts d’humeurs… Mais que je sache, ce n’est pas sa veste et sa cravate d’entraîneur que l’on va accrocher au plafond du centre Bell, mais bien son numéro 33 !
Rendus là, il y a bien des joueurs dont les numéros flottent au somment du Centre Bell et qui ne sont pas sans reproches. Car voyez-vous, si vous souhaitez vous retrouver à une assemblée d’enfants de chœur, ou encore participer au congrès annuel des récipiendaires du trophée Lady Byng, peut-être devriez-vous commencer à vous intéresser au curling. Tant qu’à faire…
J’ai mon opinion sur ce fameux match des Remparts, mais cela n’affectera pas ce que je pense de Patrick Roy, tant au niveau de sa carrière, qu’au niveau de l’individu que je respecte et que j’estime. Des erreurs, on en fait tous et n’ayant pas le dixième du talent de Patrick Roy, je ne me permettrais pas de remettre en cause l’honneur qui lui sera rendu le 22 novembre 2008.
Vive le Roy !
Quelques statistiques de la carrière de Patrick Roy :
- Coupe Stanley : 1986, 1993, 1996 et 2001
- Trophée Vézina : 1989, 1990 et 1992
- Trophée William M. Jennings : 1987, 1988, 1989, 1992 et 2002
- Trophée Conn Smythe : 1986, 1993 et 2001
- Gardien avec le plus de victoires : 551
- Gardien avec le plus de parties jouées : 1029
- Gardien avec le plus de victoires en séries éliminatoires : 151
- Gardien avec le plus de parties jouées en séries éliminatoires : 247
- Numéro retiré par l’Avalanche du Colorado le 28 octobre 2003
- Intronisé au Temple de la renommée le 13 novembre 2006
- Numéro retiré par le Canadien de Montréal le 22 novembre 2008
Pour en savoir plus :
- Biographie et photos de Patrick Roy du site Prohockeyfr
- Patrick Roy… topless chez bebehabs
- Statistiques de Patrick Roy avec le Canadien
Bernard "Boom-Boom" Geoffrion n'est plus
11/03/06

Crédit photo : Bernard Brault, La Presse (Montréal)