Archives pour novembre, 2008
Que faire de Ryan O'Byrne ?
25/11/08
Certains d’entre-vous penserons peut-être qu’il est facile de taper sur un homme à terre, ou encore qu’il est inutile de remuer le fer dans la plaie. Malgré tout, Ryan O’Byrne n’est pas un écolier qui aurait manqué son examen de géographie, mais un joueur de hockey professionnel, qui gagne plutôt bien sa vie. De surcroît, il joue dans le club le plus prestigieux de la ligue nationale, un club dont les partisans sont exigeants et qui ont raison de l’être, après 24 coupes gagnées.

Ryan O’Byrne n’a pas simplement fait une "erreur" et n’est encore moins la victime d’une "bad-luck" comme l’a dit Ron Fournier aujourd’hui à CKAC. Ryan O’Byrne n’est tout simplement pas au niveau de jouer dans la ligue nationale. Point final !
Le but d’hier, marqué dans son propre filet, n’est que l’illustration la plus éloquente de son incompétence. Ce n’est pas comme si Ryan O’Byrne avait montré de belles choses durant les matches qu’il a joué. Ce n’est pas comme si Ryan O’Byrne avait fait preuve de combativité et de constance, c’est même tout l’inverse !
Je n’ai jamais rien dit contre Ryan O’Byrne. J’étais de l’avis de beaucoup : on a besoin d’un grand gaillard comme lui, une sorte de Mike Komisarek en devenir, avec lequel il faut être patient… très patient.
Mais le numéro 3 du Canadien de Montréal, n’en est plus à sa première saison dans la grande ligue. Qu’il ne soit pas encore devenu un bon défenseur, c’est normal … Mike Komisarek aussi a mis du temps à le devenir. Mais qu’il ne fasse même pas le minimum sur la glace, c’est-à-dire appliquer de bonnes mises en échec et bloquer les tirs, c’est inacceptable ! Komisarek au moins, lors de ses débuts, se servait de son gabarit pour aider son équipe. Il faisait des erreurs, mais il apportait de la robustesse en contrepartie.
Qu’apporte donc Ryan O’Byrne au Canadien ? Pratique t-il de bonnes mises en échec ? À peine, même du haut de ses 6’6 » ! Se place t-il bien en défense ? Peut-être un peu mieux depuis un ou deux matches, mais il ne bloque pas (ou peu) les tirs adverses.
D’autre part, avec l’absence de Komisarek, c’était la chance en or, pour lui, de montrer ce dont il était capable de faire. C’était une chance incroyable pour lui de faire sa place. Franchement, est-ce qu’il vous a laissé l’impression d’être un batailleur et de mériter le poste qu’il a en ce moment ?
Maintenant sur sa bévue d’hier soir. Ryan O’Byrne prétend qu’il voulait passer la rondelle à Carey Price… admettons. Est-ce que dans la ligue nationale, on est supposé passer la rondelle à son gardien à l’aveuglette ? Qu’il dégage par la bande sans regarder, passe encore, mais de pousser la rondelle vers son but, sans s’assurer que son gardien est bien prêt à la recevoir, je n’embarque pas !
Je n’embarque pas parce que même si Carey Price était resté, comment être bien certain qu’il est en bonne position pour la réception de passe ? Après-tout, il aurait pu être en perte d’équilibre, ou gêné par un joueur adverse, il pourrait aussi se trouver derrière son filet, attendant une passe le long de la bande. Comment Ryan O’Byrne, joueur professionnel, a pu faire cette passe vers son but, sans simplement regarder ce qu’il se passait en avant ?
C’est pour cela que je parle d’incompétence ! Car un simple coup d’œil, aurait suffit pour s’assurer que la rondelle n’allait pas se retrouver dans le fond de son filet, ne pas prendre la peine de le faire, prouve bien que le défenseur n’a aucune vision du jeu. Ce qui est gênant pour un défenseur de la ligue nationale !
Maintenant, que faire de lui ? Est-il vraiment utile au Canadien ? Personnellement, je pense que l’on peut risquer de le renvoyer à Hamilton. D’abord parce que je ne crois pas qu’il intéresse une équipe et que même s’il était repêché au ballottage, je ne crois plus à son avenir dans la LNH. Il n’a pas vraiment progressé, il n’apporte rien au club… je pense que Webber ou d’autres pourront être un peu plus utiles.
Le Canadien de Montréal à vendre ?
7/11/08
C’est sans doute une des nouvelles qui a le plus circulé aujourd’hui au Québec. Jim Balsillie, président de Research in Motion (RiM), a confié à des journalistes de La Presse , que la propriété du "Club de Hockey Canadien" est à céder. «L’équipe est à vendre», a t-il affirmé à Sophie Cousineau et Jean-François Bégin, à la suite d’une entrevue accordée pour la rubrique économique du quotidien montréalais.

Jim Balsillie est un grand passionné de hockey. Outre le fait qu’il a déjà essayé d’acheter deux clubs de la LNH (les Penguins de Pittsburgh et les Predateurs de Nashville) pour les installer à Hamilton, l’entrepreneur canadien à baptisé des salles de réunion de son entreprise, du nom de grands joueurs de hockey : Maurice "Rocket" Richard, Guy Lafleur (son joueur préféré), etc.
Entrepreneur qui fait grincer pas mal de dents, parmi les gouverneurs de la ligue nationale à cause de ses méthodes, il n’en demeure pas moins un homme d’affaire crédible et particulièrement efficace. Un individu qui, en quelques années, a envahi le marché de la téléphonie mobile mondiale avec son invention, le BlackBerry, peut difficilement être pris pour un deux de pique. Alors s’il affirme que le Canadien de Montréal est à vendre, la sagesse voudrait que l’on y prête un minimum attention.
De plus, le fait que George Gillett nie que le club soit à vendre, ne veut pas dire grand chose. Il pourrait en effet être normal, que l’actuel propriétaire du club, souhaite pouvoir commencer ses prospections discrètement. En général, ce genre d’information est rendue publique, qu’à partir du moment où les négociations deviennent véritablement sérieuses. George Gillett est un personnage discret, comparativement à Jim Balsillie, cela reste donc dans le domaine du possible.
Money talks
Maintenant, en restant strictement objectif et réaliste, il est assez clair que la valeur du Canadien de Montréal n’a jamais été aussi importante. Récemment, le club montréalais était classé troisième parmi les trente équipes de la LNH, en terme de valeur, derrière les Maple-Leafs de Toronto et les Rangers de New-York. En tant qu’homme d’affaires, cette donnée n’a pas pu échapper à George Gillett qui, après tout, est là pour faire de l’argent. Même s’il paraît sincère lorsqu’il parle de son amour pour le club et notre bonne ville, cela ne fait pas de lui un pur philanthrope.

En incluant le Centre Bell, la valeur du club a été estimée à 334 millions de dollars US par le magazine Forbes , soit une augmentation de 80%, par-rapport au prix d’achat par le groupe Gillett en 2001, sans compter qu’après les Maple-Leafs de Toronto, le Canadien est le club de hockey le plus rentable dans la LNH, avec près de 40 millions US de bénéfices la saison dernière.
N’oublions pas également les activités "spectacles" du groupe Gillett, qui avec une salle figurant parmi les plus importantes en Amérique du Nord en terme d’assistance, doit en faire rêver plus d’un.
Tout ceci est à mettre en perspective avec les déboires que connaît George Gillett, suite au rachat du club de soccer du Liverpool FC et qui traîne depuis, une dette de 655 millions de dollars US, avec son partenaire d’affaires, Tom Hicks. Le propriétaire du Canadien, pourrait donc avoir envie d’éponger son passif, en réalisant une importante transaction. Du moins, cela lui permettrait d’arranger grandement ses affaires.
Vraiment sérieux ?
Évidemment, connaissant la passion de Jim Balsillie pour le hockey, devenir propriétaire du plus prestigieux club de la ligue nationale et d’un des clubs les plus titrés de l’histoire (tous sports confondus), ne manquerait pas de lui apporter une énorme satisfaction.
Mais, la manière dont il s’est retiré de la table de négociation, à deux reprises, avant le rachat des Penguins et des Prédateurs, nous invite à la prudence. Est-ce juste un hameçon lancé vers George Gillett, afin de connaître ses motivations pour l’avenir ? Est-ce de la pure provocation ? De la publicité ? Ou est-ce que cela cache quelque chose de plus sérieux ?
Vous avez la réponse ? Je serais heureux de vous lire, parce que moi, je ne l’ai pas !